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vendredi, septembre 4, 2026
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Intégration de la biodiversité : Des résultats concrets dans l’agriculture, la pêche et les forêts

Les projets biodiversité appuyés par la FAO contribuent à restaurer les écosystèmes, à améliorer les pratiques agricoles et à renforcer la résilience des communautés locales.

L’intégration de la biodiversité dans les systèmes agroalimentaires commence à produire des résultats visibles à Madagascar.

L’atelier national de capitalisation, organisé la semaine dernière à Antananarivo par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en partenariat avec les ministères concernés, a permis de dresser un premier bilan des interventions menées ces dernières années dans ce domaine. Les expériences présentées confirment qu’une meilleure prise en compte de la biodiversité peut améliorer à la fois la production agricole, la restauration des écosystèmes et la résilience des communautés locales. Les résultats les plus significatifs ont été observés dans la région Boeny, notamment sur les sites pilotes d’Antrema et d’Ambalambakisiny. Dans ces zones, plus de 60 000 plants forestiers et fruitiers ont été produits et mis en terre sur près de 47 hectares. Ces actions contribuent à la restauration des paysages dégradés, à la protection des bassins versants et au renforcement des services écosystémiques indispensables aux activités rurales. Les données partagées lors de l’atelier indiquent que certaines espèces plantées enregistrent des taux de survie particulièrement encourageants, compris entre 80% et 90%.

Meilleure productivité

Les avancées concernent également l’agriculture. Grâce à la diffusion de techniques de riziculture améliorée, les rendements ont doublé sur certains sites pilotes. Cette progression montre que les pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité peuvent aussi répondre à des objectifs de productivité. Parallèlement, 60% des producteurs formés fabriquent désormais leur propre compost. Cette évolution permet de réduire progressivement la dépendance aux engrais chimiques, tout en améliorant la fertilité des sols et la durabilité des exploitations. Dans les autres secteurs, les effets sont également concrets. En élevage, plus de 1 450 volailles ont été vaccinées contre la maladie de Newcastle, contribuant à sécuriser les moyens de subsistance des ménages. Dans la pêche et l’aquaculture, l’engraissement des crabes a permis de doubler les rendements, tandis que 20 000 alevins ont été mobilisés pour le réempoissonnement de plans d’eau. Ces initiatives renforcent les revenus locaux et encouragent une meilleure gestion des ressources naturelles. Ces actions s’inscrivent dans les priorités nationales en matière de biodiversité, de sécurité alimentaire et de développement durable. Elles sont mises en œuvre avec l’appui des ministères, des autorités régionales et des communautés bénéficiaires. Des défis demeurent cependant, notamment les effets du changement climatique, les feux de brousse, la divagation du bétail et les tensions foncières. Face à ces contraintes, la FAO réaffirme son engagement à accompagner Madagascar dans la construction de systèmes agroalimentaires plus durables, résilients et inclusifs.

Antsa R.

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