Le drame survenu au Rova d’Ambohidratrimo Marovatana ne laisse pas la classe politique indifférente. Face aux flammes qui ont dévasté ce monument historique dans la nuit de dimanche, le président du parti Malagasy Miara-Miainga (MMM) monte au créneau. Pour Hajo Andrianainarivelo, l’heure n’est plus aux simples constats, mais à une véritable protection régalienne du patrimoine. En effet, ce site, haut lieu de l’histoire merina et symbole de la souveraineté d’antan, a vu une partie de sa mémoire partir en fumée. Réagissant promptement à cette tragédie, Hajo Andrianainarivelo a interpellé les autorités compétentes sur la vulnérabilité de nos trésors nationaux, tout en soutenant que « la destruction de notre identité ne peut rester impunie ».
Pour le leader du MMM, le Rova ne doit pas être considéré comme un simple ensemble de structures en bois ou en pierre. « C’est un sanctuaire qui conserve l’histoire et l’identité malgaches. C’est l’héritage que nous léguerons aux générations futures », a-t-il rappelé. Selon lui, chaque incident de ce type est une entaille profonde dans l’âme de la nation, car ces biens sont, par nature, « irremplaçables ». Face à la répétition de ces sinistres touchant les symboles de la « monarchie malgache », l’ancien ministre appelle à un changement radical de doctrine. Il prône la mise en œuvre d’une politique de sécurisation rigoureuse et pérenne. Mais Hajo Andrianainarivelo va plus loin en réclamant un volet judiciaire musclé : il condamne fermement tout acte de vandalisme ou de négligence et exige que les auteurs de profanations ou de destructions de sites sacrés soient poursuivis et frappés de sanctions exemplaires. Le message est clair : la protection de la culture malgache doit devenir une priorité politique absolue pour éviter que l’histoire ne finisse, une fois de plus, en cendres.
Julien R.


