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dimanche, septembre 13, 2026
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Attaque à main armée à Ambodihady : Les 6 militaires lâchés par la hiérarchie

Le ministère des Forces armées dans son communiqué d’hier.

L’image de tout un corps est complètement ternie et bafouée. Sixx militaires ont été arrêtés et sont maintenant gardés à vue auprès de la Gendarmerie nationale pour enquête. Ils ont été appréhendés après avoir participé à une attaque à main armée survenue à Ambodihady le 20 avril dernier. D’après notre source, la gérante d’une station-service sise à Ambodimita, dans le sixième arrondissement, aurait porté plainte après le braquage d’un coursier chargé de verser une somme de 73 175 000 ariary. L’attaque aurait eu lieu en plein jour (11h20) au niveau du pont d’Ambodihady. Sept individus lourdement armés, à bord d’un Kia Sorento, auraient participé à l’opération. Arrêté deux jours seulement après les faits, c’est-à-dire le 22 avril, l’instigateur principal, qui n’est autre qu’un ancien employé de ladite station, a dénoncé tous ses complices. Aussi, six militaires et huit civils sont-ils mis en cause dans cette affaire. Parmi eux figurent un adjudant du Régiment de la garde présidentielle, détaché en tant que garde du corps d’une ministre, deux sergents chefs, un adjudant-chef et un caporal. Hier en début de soirée, le Ministère de la Justice a publié un communiqué expliquant que cet individu ne serait plus le garde du corps de la ministre Fanirisoa Ernaivo  depuis la fin du premier mandat du précédent gouvernement.

D’après les informations, un autre militaire au grade de caporal et un élu, dont l’identité n’a pas été dévoilée, seraient actuellement activement recherchés. Ces militaires sont, pour la plupart, des éléments du CAPSAT et du RGP, a fait savoir notre source.

Ordre de poursuite

Dans un communiqué publié hier, le ministère des Forces armées a décidé de lâcher les militaires mis en cause dans cette affaire et décline toute responsabilité visant à impliquer la Présidence de la refondation et le ministère dans cette affaire. Les actes commis par les militaires en dehors de leur service commandé n’impliquent en aucun cas ni la Présidence ni le MFA, martèle-t-on. Une manière d’affirmer que ces militaires ont agi seuls et qu’ils sont entièrement responsables de ce qu’ils ont commis. Le MFA condamne d’ailleurs le non-respect de l’éthique et de la déontologie, et affirme que toutes les mesures vont être prises afin que les militaires fautifs soient présentés devant la justice pour répondre de leurs actes. Un ordre de poursuite sera donc fourni par la hiérarchie militaire. Tout en lançant une mise en garde ferme contre ceux qui seraient encore tentés de se verser dans ce genre d’actions qui ternissent l’image de l’Armée malagasy, le ministère des Forces armées souligne l’importance du respect de la loi et de la discipline militaire. À l’allure où vont les choses, ces militaires du Régiment de la garde présidentielle vont suivre le même sort que leurs frères d’armes qui séjournent actuellement en prison pour avoir participé à des vols et attaques, tout comme ceux arrêtés lors d’une perquisition illégale effectuée au domicile de l’ancien maire d’Ambohibao Antehiroka.

Davis R

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