
Les enfants en situation de rue accèdent également à leur droit à l’identité. Une cérémonie de distribution d’actes de naissance a été organisée à Mahamasina.
Un pas décisif vers la reconnaissance des droits fondamentaux des enfants en situation de rue. Au total, 759 enfants ont reçu une copie de leur acte de naissance, hier, au gymnase couvert de Mahamasina. La plupart d’entre eux sont issus des 1er et 4e arrondissements. Ce document leur permet désormais de disposer d’une identité légale et d’accéder à leurs droits. Une cérémonie a été organisée à cette occasion, en présence des partenaires et des responsables ayant contribué à cette action. Cette initiative s’inscrit dans les actions menées par la Plateforme de la Société civile pour l’Enfance (PFSCE), qui ne cesse de sensibiliser les autorités et les partenaires sur la nécessité de garantir les droits fondamentaux des enfants, en particulier ceux vivant dans la rue. « L’absence d’acte de naissance constitue encore un obstacle majeur pour ces enfants. La distribution de ces documents représente une grande victoire pour nous », a déclaré sa présidente, Maria Raharinarivonirina.
Identité juridique
Fruit d’une collaboration avec plusieurs partenaires, dont les projets Sandratra et Anjara, avec l’appui de l’OIF et de l’Union européenne, cette opération dépasse la simple remise de documents administratifs. Un acte de naissance n’est pas qu’un papier : il constitue une identité juridique. Il est porteur d’une valeur essentielle dans la vie d’un individu et représente la clé de son avenir. La vision du PFSCE est claire : permettre à chaque enfant de bénéficier d’un statut légal et de jouir pleinement de ses droits. Placée sous le thème « Acte de naissance prêt, santé assurée, droits des enfants de la rue respectés », cette initiative s’inscrit également dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des enfants en situation de rue, commémorée chaque 12 avril. Depuis le début du mois d’avril 2025, une opération de recensement a été menée afin d’identifier les enfants dépourvus d’acte de naissance. « Une démarche essentielle, sachant que ce document ouvre l’accès à des droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins de santé et la protection juridique. Sans identité légale, un enfant victime de violences ne peut, par exemple, engager aucune procédure », a ajouté la présidente. Elle a également remercié les travailleurs sociaux et les bénévoles qui ont œuvré sur le terrain pour identifier ces enfants dans les fokontany. Les actions se poursuivront avec des initiatives durables visant à améliorer les conditions de vie des enfants de la rue et à renforcer les dispositifs de protection.
Narindra Rakotobe


