Alors que la planète football retient son souffle dans l’attente du choc entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain, Arsenal a ouvert le bal de la plus belle des manières. Après un match nul (1-1) lors de la première manche en Espagne, les Gunners ont su faire la différence à domicile. En s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à l’Atlético de Madrid, le club londonien valide son ticket pour la finale de la Ligue des Champions.
Dans un match fermé et tactique, loin du spectacle flamboyant, la prudence a primé. Les deux formations, jamais sacrées dans la reine des compétitions européennes, ont entamé la rencontre avec beaucoup de retenue. Malgré le retour de Saka côté londonien, les initiatives se sont fait rares face à des Matelassiers combatifs mais trop brouillons. Si Antoine Griezmann s’est montré précieux dans le repli défensif, il est resté transparent offensivement.
Il a finalement fallu attendre les ultimes secondes de la première période pour voir la rencontre se débrider. Sur une superbe ouverture de Saliba, Gyökeres a devancé Oblak pour trouver Trossard. Si la frappe du Belge a été repoussée par le portier slovène, Saka a parfaitement suivi pour ouvrir le score (1-0, 45e).
Au retour des vestiaires, l’Atlético de Madrid n’avait d’autre choix que de se découvrir. Les Espagnols ont tenté d’emballer la partie. Griezmann, positionné un cran plus haut, a mis à contribution le portier Raya, mais la défense londonienne, emmenée par un Gabriel héroïque, a résisté. Les changements opérés par Diego Simeone n’ont pas suffi, d’autant que Sørloth a manqué une occasion en or.
Arsenal a su gérer son avance grâce à l’expérience de ses remplaçants. L’Emirates Stadium a laissé éclater sa joie au coup de sifflet final. En lice pour remporter une première Premier League depuis 2004, les Gunners s’offrent une seconde finale européenne de leur histoire, après celle de 2006. Le rendez-vous est pris le 30 mai prochain à Budapest.
Recueilli par T.H




