
À l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme, célébrée le 5 mai dernier dans la région Anosy, l’Ordre des sages-femmes de Madagascar a tiré la sonnette d’alarme. Il a dénoncé la prolifération, sur le territoire, de personnes exerçant illégalement cette profession sans posséder les diplômes requis. Face à ce phénomène qui ternit l’image et la crédibilité de la profession, l’Ordre affirme sa détermination à prendre des mesures strictes à l’encontre de ces usurpateurs. Pour remédier à cette situation, l’instance appelle les sages-femmes à s’inscrire impérativement au tableau de l’Ordre avant toute entrée dans la vie active. Cette démarche est jugée indispensable pour distinguer les professionnels qualifiés des imposteurs et garantir une meilleure protection des praticiennes dans l’exercice de leurs fonctions. L’événement a rassemblé près de 400 sages-femmes venues de tout le pays. Malgré cette mobilisation, la présidente de l’Ordre a souligné une carence inquiétante : le nombre de sages-femmes qualifiées reste nettement insuffisant face à la croissance démographique que connaît actuellement Madagascar.
Narindra Rakotobe



