La 27e édition de la Foire internationale de Madagascar s’est ouverte hier au CCI Ivato. Jusqu’au 10 mai, l’événement entend mettre en avant les secteurs porteurs, les innovations et les partenariats capables d’accompagner la transformation économique du pays.
Placée sous le patronage du ministre de l’Économie et des Finances, cette édition se tient autour du thème : « Madagascar en mouvement : les secteurs qui bougent, les idées qui avancent ». Selon Oranne Ranaivo Rajaonarisoa, DG adjointe de Madavision, la FIM ne se limite pas aux expositions. Des conférences et des ateliers pratiques sur l’intelligence artificielle, les nouvelles technologies, les tendances actuelles et les compétences sont également prévus au programme. Marraine officielle de cette 27e édition, Michela Haingotiana Angèle Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation, a souligné le dynamisme observé dans plusieurs secteurs. Elle a mis en avant la multiplication des initiatives, des innovations et des opportunités à Madagascar, tout en qualifiant la FIM de catalyseur de partenariats.
Tous vers une transformation
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Aimé Ramiarison Herinjatovo, cette foire a désormais atteint une maturité qui l’installe comme un véritable espace économique national. « À 27 ans, la FIM est pleinement dans la vie active », a-t-il indiqué, en rappelant qu’elle permet aux entreprises, investisseurs, producteurs et partenaires de se rencontrer autour d’une même ambition. Le membre du Gouvernement a toutefois replacé l’événement dans un contexte économique exigeant. Madagascar doit, selon lui, accélérer sa transformation, alors que le PIB par habitant, qui était de 844 dollars en 1971, a été réduit de moitié aujourd’hui. La productivité du travail ne représente également que 24,45% de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. À cela s’ajoute la précarité de plus de huit emplois sur dix. Face à ces défis, le Plan de relance économique engagé par le Gouvernement mise sur la création de richesses, la productivité, l’investissement et l’emploi. Le secteur privé y occupe une place centrale, tandis que l’État entend jouer un rôle de facilitateur. Avec plus de 350 exposants, plus de 400 stands et des milliers de visiteurs attendus, la FIM se veut ainsi un accélérateur d’idées, de partenariats et d’investissements. Pour le MEF, la relance économique devra désormais transformer les idées en projets, les projets en investissements et les investissements en emplois.
Antsa R.




