- Publicité -
jeudi, septembre 17, 2026
- Publicité -
AccueilSociétéSages-femmes communautaires : Un réseau solidaire pour l’avenir

Sages-femmes communautaires : Un réseau solidaire pour l’avenir

À l’occasion de la Journée mondiale des sages-femmes, célébrée le 4 mai, Santé Sud a réuni trente sages-femmes communautaires venues d’Antananarivo et d’Ambanja pour trois jours d’échanges au Cénacle Ambohidahy. 

Depuis 2019, cette organisation française, représentée à Madagascar, déploie des sages-femmes communautaires dans les zones enclavées de quatre districts d’intervention : Anjozorobe, Ankazobe, Ambanja et Manjakandriana. Elles sont devenues des piliers essentiels de la santé de proximité. Grâce aux cabinets d’accouchement communautaires (CAC), instaurés par l’ONG en partenariat avec le ministère de la Santé, chacune accompagne en moyenne près de 3 000 habitants. Leur mission dépasse largement le cadre de la maternité : elles assurent le suivi de diverses pathologies et sont formées pour prendre en charge de nombreux cas, afin de limiter les transferts vers des structures spécialisées, souvent éloignées. 

Ces professionnelles bénéficient de formations, d’équipements et d’un encadrement régulier, leur permettant d’assurer la prise en charge des enfants de moins de cinq ans, les soins obstétricaux et néonatals d’urgence de base (Sonub), ainsi que les maladies courantes comme le paludisme ou les affections respiratoires. Depuis 2024, leurs modules incluent également le VIH/sida, le cancer du col de l’utérus et la tuberculose, en lien avec des réseaux spécialisés tels que Mad’Aids, afin de renforcer l’accès aux soins dans les zones reculées.  

« Nous travaillons dans des conditions difficiles, mais nous savons que notre présence change la vie des familles », confie Francia Randriamiandrisoa, sage-femme à Anjozorobe. Estelle Zaaida, qui vient d’Ambanja, insiste sur l’importance de l’approche humaine : « Il faut savoir écouter, comprendre les patients, cela fait d’ailleurs partie de notre formation. » 

Le Dr Lalatiana Rakotondrazaka, chef de projet PluriElles au sein de Santé Sud, rappelle que « ces actions visent à combler les manques en matière de soins pour les populations éloignées des centres de santé. Les formations sont assurées par le ministère, via ses directions et bureaux régionaux ». 

Des regroupements trimestriels permettent aux sages-femmes d’échanger leurs expériences et de consolider leurs compétences. Celui organisé au Cénacle cette semaine a, par ailleurs, marqué une étape importante vers leur autonomisation. Les projets de Santé Sud resteront en effet opérationnels jusqu’en 2027, offrant une période de transition à l’association des sages-femmes communautaires pour consolider les acquis et préparer l’avenir.

Hanitra Andria

Suivez nous
502,213FansJ'aime
22,466SuiveursSuivre
8,516SuiveursSuivre
2,891AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici