
Après les transporteurs, du moins les chauffeurs et rabatteurs habitués de la gare routière « Fasan’ny Karana », les tenants de petits commerces, formels et informels, montent également au créneau pour exprimer leur refus catégorique du déménagement de la gare routière vers Amoronakona.
« Transférer la gare routière Fasan’ny Karana vers la gare routière Fisandratana à Amoronakona revient à faire disparaître nos activités », estiment les tenants de petits commerces et les marchands informels installés dans et autour de la gare routière Fasan’ny Karana, qui manifestent eux aussi leur refus du projet de transfert de cette gare routière située sur la route de la Digue vers Amoronakona. Car c’est certain : le transfert des coopératives desservant les RN7 et RN2 vers la gare routière Fisandratana diminuera la fréquentation des voyageurs à la gare routière Fasan’ny Karana, principaux clients des petits commerces, sans aucune garantie de pouvoir s’installer ailleurs, encore moins dans ou autour de la nouvelle gare routière d’Amoronakona.
Il faut reconnaître que les petits commerces et marchands informels de la gare routière Fasan’ny Karana se comptent par centaines, voire davantage, et qu’autant de familles vivent de leurs activités. Leur crainte réside avant tout dans la perte assurée de leurs gains, qui assurent la survie de leurs ménages respectifs.
De leur côté, les usagers sont plutôt enthousiastes à l’idée de voir la gare routière Fisandratana enfin opérationnelle en accueillant les lignes de taxis-brousse des axes RN2 et RN7. Ce, en dépit de quelques désagréments liés à ce transfert, notamment au niveau des transports publics desservant l’axe Amoronakona. Un choix dicté par la recherche de meilleures conditions face à l’insécurité et à l’insalubrité ambiantes, ainsi que par la qualité de service déplorable au Fasan’ny Karana.
Hanitra R.



