
Les intervenants de l’aéroport international d’Ivato ont, chacun, leurs propres attributions. Dans un communiqué publié la semaine dernière, Ravinala Airports précise ses missions.
Une manière, pour le concessionnaire de la gestion des aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy-Be, d’apporter des clarifications sur le partage des responsabilités relatives à la sûreté et à la sécurité aéroportuaires.
« Réservées »
On rappelle en effet que les responsabilités de Ravinala Airports sont définies dans la convention de concession avec l’État malgache. Cette convention exclut la sûreté et la sécurité économique des attributions de l’entreprise concessionnaire, qui gère en fait les infrastructures. Considérées comme « réservées », elles ne font pas partie des attributions contractuelles de Ravinala Airports, mais sont organisées et désignées par l’État, qui en est l’autorité concédante. Plusieurs entités ont ainsi été désignées pour assurer la gestion opérationnelle de la sûreté et de la sécurité des aéroports internationaux. Il s’agit, en l’occurrence, de l’entreprise Amarante, en charge de la sûreté technique au niveau des portiques et des scanners. Elle assure ainsi une mission de contrôle des bagages à main et des bagages en soute, dans un objectif de détection des objets prohibés. La douane se charge de la sûreté et de la sécurité économique. Il s’agit d’une mission de lutte contre les trafics illicites, comme les exportations illégales d’or, de pierres précieuses et d’autres espèces protégées. La police des frontières garantit, pour sa part, la sûreté et l’ordre public à l’intérieur du terminal, la sécurité des passagers et le maintien de la paix à l’intérieur de l’aéroport. Enfin, la sûreté et la sécurité des zones périmétriques hors bâtiments, comme le parking et la piste, sont assurées par la gendarmerie.
108 caméras
Des responsabilités clairement partagées, en somme, mais qui n’empêchent pas, pour autant, les différents intervenants aéroportuaires et l’État de faire preuve de complémentarité dans cette mission de sûreté et de sécurité. Sur ce point, d’ailleurs, Ravinala Airports salue la détermination du ministère des Transports et de la Météorologie à renforcer les dispositifs en place. « Nous sommes disposés à collaborer avec le ministère concernant les initiatives et projets que celui-ci pourrait envisager à l’avenir en vue de l’amélioration de l’image de la première porte d’entrée de Madagascar », annonce Ravinala Airports. Notons que, depuis sa mise en service, Ravinala Airports est doté d’un système de vidéosurveillance de 108 caméras, opérationnel 24 h/24 et 7 j/7, relié à un centre de contrôle (AOCC). Les images sont également accessibles en temps réel par les autorités compétentes, en charge de la mission de sûreté.
R.Edmond.




