
Les usagers des transports publics se posent des questions sur l’utilisation des 600 véhicules fonctionnant à l’énergie électrique, importés par le précédent régime avec l’argent du contribuable.
Foyer universitaire
Six mois et 12 jours après la promesse d’allouer le « Lake Village » aux étudiants de niveau Master 2 et plus, les lieux sont désespérément vides. Les appartements destinés aux 600 à 700 bénéficiaires restent inoccupés. Les bus électriques prévus pour assurer la navette entre Ankatso et le Foyer universitaire de la Refondation ne sont pas non plus fonctionnels, alors que l’objectif déclaré est d’assurer un cadre de vie approprié et de meilleures conditions d’études à l’élite malgache.
Accent slave
Sur les 600 véhicules fonctionnant à l’énergie électrique, importés par le précédent régime, seuls quelques-uns sont en circulation. Pour ne citer que le bus qui transporte régulièrement des étrangers en tenue décontractée, dont on ignore s’il s’agit de touristes ou non, comme on l’a vu avant-hier vers 15heures du côté du Carrefour à Ankorondrano. Leurs passagers sont évidemment venus faire du shopping dans la grande surface, où ils ne passaient pas inaperçus. À l’image de leur bus, qui n’était pas garé sur le parking, mais juste devant la galerie marchande composée de plusieurs boutiques. En entendant ces étrangers converser entre eux dans une langue qui n’est ni le français ni l’anglais, certains clients se posaient des questions sur leur nationalité, quand bien même leur accent slave parlerait pour eux-mêmes.
Mercedes May-Bach
En tout cas, l’autre question qui se pose concerne l’utilisation et/ou l’affectation des bus électriques acquis avec l’argent du contribuable. Un manque de transparence tel que c’est le cas de l’identité de celui qui se trouvait à bord de la Mercedes May-Bach classe S utilisée auparavant par l’ancien président élu. Une chose est sûre : c’est un membre de la Nomenklatura de la Refondation, puisque le véhicule de luxe au design raffiné et équipé d’une technologie de pointe était précédé, la semaine dernière, d’un motard et d’un 4 x 4 pick-up qui servait de voiture ouvreuse au cortège, qui n’était pas celui du colonel au béret vert, à en juger par le service de sécurité. Il y avait juste un 4×4 qui roulait à vive allure derrière, sur la route des Hydrocarbures, avec des hommes chargés de la protection rapprochée de la personnalité qui se trouvait derrière les vitres teintées. Contrairement à celles du bus électrique, qui sont claires malgré le manque de transparence sur leur utilisation et leur utilisateur. Le défaut de plaque d’immatriculation accentue cette absence de lisibilité.
R.O


