- Publicité -
mardi, septembre 29, 2026
- Publicité -
AccueilSociétéFormation médicale : L’Ordre des infirmiers revendique la création d’une Faculté indépendante

Formation médicale : L’Ordre des infirmiers revendique la création d’une Faculté indépendante

Jean Aimé Andrianarison Botosera, président de l’ONIM.

À l’occasion du Congrès africain des Sciences infirmières à Kigali, le président de l’ONIM, Jean Aimé Andrianarison Botosera, a plaidé pour une réforme profonde de la formation des paramédicaux malgaches, jugée obsolète.

Le constat est sans appel : le système de formation des infirmiers à Madagascar ne répond plus aux exigences de la médecine moderne. C’est le cri d’alarme lancé par Jean Aimé Andrianarison Botosera, président de l’Ordre national des infirmiers de Madagascar (ONIM), lors du Congrès africain des Sciences infirmières et des professions de la santé internationales, qui s’est tenu récemment à Kigali, au Rwanda. Pour sortir de l’impasse, le président de l’ONIM prône une solution radicale : l’émancipation académique de la profession à travers la création d’une Faculté des sciences infirmières totalement indépendante de la Faculté de médecine. Selon le leader de l’ONIM, la Grande Île accuse un retard flagrant par rapport aux normes internationales. Une situation paradoxale alors que les professionnels malgaches s’exportent de plus en plus à l’étranger. Le problème ne vient pas d’un manque de compétences locales, mais de structures académiques vieillissantes. « Les programmes de formation actuels sont dépassés », regrette Jean Aimé Andrianarison Botosera.

Développement

Pour justifier l’urgence de cette réforme, le président de l’ONIM a tenu à rappeler le rôle crucial, bien que souvent sous-estimé, des infirmiers dans la chaîne de santé publique : « Les infirmiers jouent un rôle prépondérant dans le pays. Sans infirmiers, il n’y a pas de premiers soins. Sans premiers soins, il n’y a pas de santé, et sans santé, il n’y a pas de développement. » L’indépendance de cette future faculté permettrait non seulement d’offrir de meilleures perspectives d’évolution de carrière aux étudiants, mais aussi d’aligner le cursus malgache sur les standards africains et internationaux. Reste à savoir si cet appel de Kigali sera entendu par le ministère de la Santé publique et celui de l’Enseignement supérieur, afin d’amorcer cette transition devenue vitale pour l’avenir de la santé à Madagascar.

Narindra Rakotobe

- Publicité -
Suivez nous
502,213FansJ'aime
22,466SuiveursSuivre
8,516SuiveursSuivre
2,891AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici