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jeudi, septembre 10, 2026
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Libre échange : Le Comité national ZLECAF opérationnel avant la fin de l’année

Madagascar se prépare pour l’effectivité de l’adhésion à la ZLECAF.

Un pas de plus dans le processus d’adhésion de Madagascar au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Le ministère du Commerce et de la Consommation a organisé, hier, un atelier de présentation des résultats de l’étude sur la mise en place du Comité national de cette zone.

L’atelier, qui s’est tenu au Pavé Antaninarenina, a réuni des représentants de ministères ainsi que des acteurs du secteur privé. Il a été l’occasion d’échanger autour des enjeux liés à l’intégration de Madagascar à ce gigantesque marché de plus d’un milliard de consommateurs.

Retard relatif

D’après la Directrice générale du Commerce extérieur, Tiava Rajohnson, le Comité national malgache devrait normalement être opérationnel avant la fin de cette année. Ce qui constitue un retard relatif par rapport à d’autres pays africains dont le Comité national est déjà en activité. Un retard qui ne doit, pour autant, pas être considéré comme un handicap, mais qui peut être saisi comme une opportunité stratégique pour le pays. En effet, alors que plusieurs États africains ont déjà engagé les premières étapes concrètes de l’application de la ZLECAF, Madagascar dispose encore du temps nécessaire pour observer les expériences des pays les plus avancés, analyser les difficultés rencontrées et identifier les bonnes pratiques avant de s’engager pleinement.

Filières porteuses

On rappelle que la ZLECAF est entrée officiellement en vigueur en 2021. Elle ambitionne de créer un vaste marché commun africain favorisant la libre circulation des marchandises et des services à travers le continent. Ce projet, porté par l’Union africaine, vise également à renforcer le commerce intra-africain, encore relativement faible. Pour Madagascar, l’adhésion permettra notamment de mettre en avant des filières porteuses comme le textile, l’habillement et les accessoires, l’agriculture transformée ou encore les services numériques. De nombreux défis doivent cependant être relevés. Le pays doit notamment composer avec des infrastructures logistiques limitées, des coûts de transport élevés ainsi qu’un tissu industriel encore fragile. C’est justement dans ce contexte que les autorités insistent sur la nécessité de préparer progressivement l’économie nationale afin d’éviter qu’une ouverture commerciale trop rapide ne fragilise davantage certaines filières locales.

R.Edmond.

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