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jeudi, septembre 17, 2026
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Lutte contre le trafic : Le commerce et la détention de tortues restent strictement interdits

Lors de la célébration de la Journée internationale des Tortues, hier au parc de Tsimbazaza.

Madagascar célèbre depuis hier la Journée internationale des tortues au parc national de Tsimbazaza.

La Grande île fait partie des 17 pays à mégadiversité au monde grâce à son patrimoine naturel unique, essentiel à l’équilibre de la planète. « Près de 80% de ses espèces en biodiversité lui sont endémiques, pour ne citer que les lémuriens, les tortues, les baobabs, les récifs coralliens et les mangroves. En ce qui concerne les tortues, sur les dix espèces existantes, cinq sont endémiques, à savoir quatre tortues terrestres telles que la tortue radiée et l’angonoka, et une tortue d’eau douce. Nous organisons cet événement à Antananarivo en vue de renforcer la campagne de sensibilisation auprès du grand public. La commercialisation, la détention et l’exportation de cette espèce faunique, qui fait partie de l’identité nationale, sont strictement interdites par la loi en vigueur et les conventions internationales. Nos tortues sont en effet inscrites à l’Annexe I de la CITES en tant qu’espèces en danger critique d’extinction. De plus, le commerce illicite de ces espèces se développe particulièrement sur les réseaux sociaux dans la capitale », a expliqué hier Tojotsara Ratefason, directrice des Aires protégées, des Ressources naturelles renouvelables et des Écosystèmes au sein du ministère de l’Environnement et du Développement durable. La campagne de sensibilisation cible également les enfants. Le parc de Tsimbazaza accueille d’ailleurs en moyenne 1 000 enfants par jour, selon le responsable sur place.

7 300 tortues. Par ailleurs, d’autres célébrations de cette Journée internationale des tortues seront organisées dans les régions de prédilection de cette faune, qui fait la renommée de Madagascar sur la scène internationale, notamment dans l’Androy et l’Atsimo-Andrefana. Quant à l’ONG TSA (Turtle Survival Alliance), son directeur administratif et financier, Ravaoavy Andriantsilavina, a précisé : « Nous travaillons en partenariat avec l’État et les communautés locales pour la conservation de ces tortues. Nous œuvrons également à la réhabilitation des spécimens confisqués lors de braconnages ou de trafics illégaux en les plaçant en quarantaine au sein de nos centres de survie, avant leur réintégration dans leur habitat naturel. Entre 2024 et 2025, nous avons ainsi pris en charge environ 7 300 tortues ». Enfin, concernant le projet PA-CIWT financé par le FEM (Fonds pour l’environnement mondial), son coordinateur Rado Rakotomanana a souligné que des activités génératrices de revenus sont développées pour soutenir les communautés locales afin de les inciter à protéger ces espèces endémiques, en parallèle du renforcement des campagnes de sensibilisation. Parmi ces initiatives, on peut citer la promotion de la filière du haricot, l’élevage de petits ruminants, ainsi que des activités de transformation comme la fabrication de savon et de confiture.

Navalona R

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