Presque tous les politiciens affirment être des chrétiens quand bien même la plupart d’entre eux ne serait pas digne de… foi.
Il était une… foi
Ils étaient venus massivement au temple FJKM Ilafy pour assister, mardi dernier, au culte œcuménique de lancement de la concertation nationale placée sous les auspices du « Fiombonan’ny Fiangonana Kristiana eto Madagasikara ». Et en présence du PRRM, qui a troqué son treillis militaire contre un costume civil. Contrairement à ses gardes du corps, qui ne passaient pas inaperçus avec leurs tenues de… camouflage. Deux jours après, les observateurs ont noté une baisse conséquente de l’effectif des politiciens présents au second office religieux, dirigé par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar. La plupart des chefs de parti ainsi que leurs « fidèles » brillaient par leur absence sur les bancs de l’église Saint-François-Xavier à Antanimena, à l’occasion de la clôture de l’Assemblée générale du FFKM. Combien seront-ils à se rendre demain à l’église pour la Pentecôte, qui symbolise la descente de l’Esprit saint sur les disciples du Christ ? Au-delà de l’excuse classique selon laquelle ils ne sont pas tous des chrétiens pratiquants, leur assiduité au rituel liturgique « assis – debout – assis » pourrait constituer un indice de leur bonne ou mauvaise… foi, par rapport à leur esprit chrétien. Nuance avec l’Esprit saint, dont la descente sur les premiers chrétiens va être commémorée demain, en même temps que la fondation de l’Église. Les Malgaches, y compris ceux qui ne sont pas des chrétiens, espèrent que le Saint-Esprit, ou l’Esprit saint, descende sur les « apôtres » de la politique en général et sur les dirigeants en particulier. À l’instar des premiers disciples du Christ, qui s’étaient soudainement mis à parler dans toutes les langues afin d’être compris de tous les peuples de la terre, les Malgaches prient pour que les politiciens puissent adopter une langue commune, celle de la réconciliation, en toute bonne… foi.
R.O



