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mercredi, septembre 16, 2026
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Toamasina : Reconstruction difficile 

Trois mois après le passage du cyclone Gezani, la ville de Toamasina et les communes impactées par ce fléau peinent à se reconstruire. 

Plusieurs acteurs (gouvernement, partenaires techniques et financiers, organisations internationales, organisations de la société civile, secteur privé, communautés locales) se mobilisent afin de redonner sa dignité à la population de Toamasina. La tâche est ardue et les défis sont énormes car la vulnérabilité de cette partie de la Grande Île aux chocs causés par cet évènement climatique extrême est multifacette : financière, économique, sociale et communautaire, politique et administrative, sans oublier celle relative aux infrastructures. « Il faudrait sûrement des décennies pour que Toamasina retrouve sa dynamique d’avant Gezani », nous confie, les yeux encore égarés, Jean de Dieu, père de famille bénéficiaire du programme de réponses aux crises mis en œuvre par le FID ou Fonds d’intervention pour le développement, habitant le quartier de Mangarano. 

Avancées

Le redressement est déjà amorcé et s’appuie sur « sept axes stratégiques » dont la mise en œuvre devrait se faire grâce « à la synergie des acteurs », si l’on s’en tient aux explications du général Razafindratovo Heritiana Ramasy, coordonnateur de l’Unité de coordination de la reconstruction de Toamasina. Des actions urgentes, menées afin de répondre rapidement à la situation de dévastation survenue au lendemain du cyclone, ont permis de remettre la vie des millions d’habitants de Toamasina sur les rails. Rétablissement de l’accès à l’eau et à l’électricité, réhabilitation et pose de toitures des bâtiments administratifs, universitaires, ainsi que des centres de santé et établissements scolaires, ou encore les programmes de transferts monétaires ou Asa Vonjy Voina, constituent des réponses palpables et concrètes déjà observables sur le terrain. Bien que difficile, la reconstruction de Toamasina et des communes affectées par Gezani n’est pas impossible. Ce qui nécessite une volonté politique, la synergie des acteurs, des moyens (humains, techniques et financiers) et surtout, une appropriation par la population de Toamasina de la vision du redressement opérée actuellement. À suivre. 

José Belalahy 

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