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mercredi, septembre 9, 2026
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Perspectives économiques : Madagascar appelé à renforcer son attractivité pour accélérer la relance

Les partenaires de développement appuient la vision du gouvernement malgache, qui mise sur le secteur privé comme moteur de croissance économique.

La Banque africaine de développement (BAD) a souligné l’importance des réformes pour relancer l’économie malgache. Dans son rapport présenté la semaine dernière à Brazzaville, elle s’aligne sur l’optique du gouvernement malgache quant à la nécessité de miser sur le secteur privé.

Madagascar doit accélérer ses réformes pour transformer la reprise en croissance durable. C’est l’un des messages qui ressort des Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), qui met en évidence une économie encore exposée aux chocs extérieurs, mais disposant de marges de progression importantes si les réformes engagées sont poursuivies. Selon ce rapport, présenté dans le cadre des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, la croissance économique de Madagascar a ralenti, passant de 4,3% en 2024 à 3,2% en 2025. Elle devrait encore s’établir à 3,0% en 2026, avant de remonter à 4,5% en 2027. Cette reprise attendue reste toutefois conditionnée à la capacité du pays à renforcer sa résilience, à maîtriser les pressions inflationnistes et à créer un environnement plus favorable à l’investissement. De leur côté, les dirigeants malgaches tablent sur une croissance beaucoup plus forte, grâce au plan de relance en cours d’élaboration.

Miser sur le secteur privé

Par ailleurs, l’inflation demeure l’un des principaux défis, selon les perspectives décrites par la BAD. Elle est projetée à 9,0% en 2026, avant un repli attendu à 6,5% en 2027, sous l’effet d’une baisse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie importées. Le déficit budgétaire devrait, pour sa part, atteindre 4,4% du PIB en 2026, avant de revenir à 3,8% en 2027 grâce à une meilleure efficacité des dépenses publiques. Le déficit courant resterait également élevé, en raison de la hausse des importations et de la faiblesse de certaines exportations, notamment la vanille. Face à ces contraintes, le ministère de l’Économie et des Finances entend placer le secteur privé au cœur de la relance. Pour le ministre, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, l’objectif est de créer un environnement plus sûr, plus simple et plus attractif, afin de permettre aux entreprises d’investir, de produire davantage et de créer des emplois.

Priorités convergentes

Cette orientation passe par plusieurs leviers : l’amélioration du climat des affaires, la modernisation de l’administration, la digitalisation des procédures, le renforcement de la sécurité juridique, la simplification fiscale et l’appui aux infrastructures économiques. Ces priorités rejoignent les recommandations de la BAD, qui souligne la nécessité de réduire la perception du risque d’investissement, d’améliorer la gouvernance, de renforcer la transparence et de rendre les politiques publiques plus prévisibles. Pour Madagascar, le défi est désormais clair : mobiliser davantage de ressources, attirer plus de capitaux et transformer les réformes en résultats concrets pour la population.

Antsa R.

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