Au moins vingt assassinats d’enfants albinos en moins de dix-huit mois. Des enfants dont le seul « tort » est d’avoir un corps incapable de produire de la mélanine. Victimes de kidnapping pour servir « d’offrandes » dans le cadre d’obscurs rituels visant, semble-t-il, l’enrichissement.
Protéger les innocents
L’angoisse est permanente pour les parents et les familles d’enfants atteints d’albinisme dans les zones plus éloignées des structures des forces de l’ordre et de sécurité. Les derniers cas enregistrés, comme ceux d’il y a quelques années, se sont soldés par la mort, souvent par décapitation, des enfants albinos enlevés. Leurs têtes ne sont généralement jamais retrouvées.
La situation indigne l’opinion. Des crimes motivés par des croyances d’un autre âge, ôtant la vie à des enfants innocents, avec des méthodes barbares d’un degré d’atrocité indescriptible. Les appels fusent de tous bords pour demander une protection efficace des personnes atteintes d’albinisme, notamment les enfants, et pour appréhender les commanditaires et instigateurs de ces crimes à visée rituelle. D’autres voix dénoncent le manque de célérité dans les enquêtes sur ces cas d’assassinats d’enfants albinos, alors que le nombre de cas augmente ces derniers mois, avec des localisations géographiques dispersées. Les « demandes » seraient-elles en augmentation pour commettre ces crimes odieux sur des enfants albinos ? Mystère. Le dossier, il est vrai, est délicat. Des indiscrétions semblent vouloir indiquer que des noms de proches d’élus sont impliqués dans ces dossiers, laissant planer le spectre de la corruption et de la non-dénonciation de crime. L’aspiration des proches des victimes, et des familles comptant parmi leurs membres des enfants albinos, est de découvrir les coupables, de les juger et de les condamner.
Hanitra R.


