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samedi, septembre 26, 2026
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Décès : Pierre Maxime raccroche le micro

Il était le pionnier de la trad-pop dans le nord.

Avec son style distinctif, sa longue chevelure et son chapeau en feutre, il est facile de le confondre avec Carlos Santana au premier regard. Pierre Maxime représentait bien plus qu’une simple similitude. Ce grand homme a été l’un des ancêtres, peut-être même un pionnier, de l’animation musicale à Antsiranana. Malheureusement, il a disparu le samedi 29 mai.

Pierre Maxime, l’initiateur du groupe Les Mercenaires, ne se contentait pas d’être un simple interprète de chansons dans les cabarets. C’était un artiste chevronné, un mélomane et un passeur de culture. Les Mercenaires, qui tirent leur nom d’un western souvent appelé, se sont progressivement métamorphosés en une véritable institution. Le collectif a aidé à façonner des artistes de salegy tels que Zôky Léon et Rivera, ainsi qu’une multitude de musiciens doués de la cité du Pain de Sucre, et même de l’intégralité de la province d’Antsiranana. Entre la fin des années 1980 et le début des années 2000, il était presque indispensable, pour une génération d’aèdes, de passer par ce collectif.

Qui, à Antsiranana, n’a jamais entendu parler du fameux « Cabaret chez Maxime -Scama ? » Plus qu’un établissement, c’était un véritable repère où fonctionnaires, cadres et passionnés de musique se rassemblaient pour échapper aux soucis du quotidien. Sur scène, Pierre Maxime les emmenait ailleurs, les enivrait de ravissement. Cependant, Les Mercenaires ne se restreignaient pas à seulement des performances sur scène. Soucieux de montrer leur créativité, les membres du groupe ont publié un album en 1998. Des morceaux aujourd’hui considérés comme des classiques, tels que Ah Tsiaña e ou Olobentsika, avaient, à cette époque, déjà conquis les ondes.

D’un caractère discret, Pierre Maxime, surnommé affectueusement « Tonton Pierre » par ses intimes, a été l’un des privilégiés à observer l’effervescence culturelle qui dynamisait le nord de Madagascar durant les années 1980 et 1990. Une période où l’univers musical diegolais était en effervescence, avec lui assurément parmi ceux qui l’animaient avec fierté.

Cet illustre géant de la trad-pop du Nord laisse derrière lui un legs inestimable. Il a partagé son expertise, son enthousiasme et son affection pour la musique avec la nouvelle génération… L’artiste a été enterré dans la sépulture familiale à Vohémar lundi dernier.

Iss Heridiny

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