- Publicité -
mardi, septembre 29, 2026
- Publicité -
AccueilVisionEntre les « misy saina » et les « tsisy saina »

Entre les « misy saina » et les « tsisy saina »

Lancement officiel hier de la célébration du 66e anniversaire de l’Indépendance, sur le parvis de l’Hôtel de Ville qui borde l’avenue du même nom.

Entre les « misy saina » et les « tsisy saina »

Le drapeau tricolore orne depuis hier les frontons de tous les édifices publics, ainsi que les façades de la plupart des bâtiments privés. Plus qu’une pièce de tissu, il symbolise les valeurs de la République de Madagascar, fut-elle en phase de refondation. C’est un objet de fierté, de rassemblement et d’unité. Il est loin le temps où chaque royaume (Merina, Antakarana, Sakalava…) avait son propre étendard. Le « blanc, rouge, vert » est le drapeau national depuis sa présentation officielle, le 21 octobre 1958. Quoique son créateur – retenu parmi cinq finalistes – n’ait pas indiqué le pourquoi ni le comment de la signification des trois couleurs qu’il a choisies, il a été ensuite expliqué que « le blanc, c’est la pureté, le rouge la souveraineté, le vert l’espérance ». Une chose est sûre : le drapeau est un symbole d’appartenance commune à une nation, à son histoire et à sa culture. Chaque citoyen retrouve un peu de ce qu’il est à travers le drapeau du pays. Tout un chacun connaît et reconnaît le pavillon malgache, qui a d’ailleurs sa place dans la galerie des drapeaux des pays du monde, classés dans l’ordre alphabétique. Madagascar vient après la Macédoine du Nord et avant la Malaisie. Le drapeau est hissé tant dans les périodes difficiles que dans les moments de grande joie, tel que c’est le cas avec la célébration de la fête de l’Indépendance, qui intervient à une période charnière pour la République. Au risque, pour le drapeau national, de devenir un sujet de discorde, voire de division. D’un côté, il y a le régime en place, qui en appelle au civisme et au patriotisme des Malagasy pour hisser le drapeau national sur les vérandas et/ou aux fenêtres de leurs maisons. Et de l’autre, l’opposition silencieuse, pour ne pas dire réduite au silence, qui espère mesurer, pour l’occasion, l’adhésion de la population aux tenants actuels du pouvoir. Dans les deux cas de figure, le drapeau national serait une sorte de baromètre entre la part des « misy saina » et celle des « tsisy saina ».

R.O

- Publicité -
Suivez nous
502,213FansJ'aime
22,466SuiveursSuivre
8,516SuiveursSuivre
2,891AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici