Trois ans de prison assortis d’une amende de 10 millions d’ariary. C’est la condamnation que le Pôle anti-corruption de Fianarantsoa a prononcée, hier, contre l’ancienne maire de cette ville. Une condamnation liée à l’affaire de l’attribution des locaux commerciaux sis à Ampasambazaha, dans la capitale du pays Betsileo. Les faits remontent à il y a quelques années, sous l’ère Volomboasary. Ayant déjà quitté le pays depuis belle lurette, l’ancienne maire a donc été jugée par contumace.
Abus de fonction et favoritisme : tels seraient les chefs d’inculpation portés à son encontre. Au total, 32 personnes sont impliquées dans cette affaire. Toutes ont été accusées d’avoir commis des malversations dans l’octroi des box qui ont été construits sous les gradins du stade d’Ampasambazaha. En rendant son verdict hier, le PAC Fianarantsoa a émis un mandat d’arrêt contre l’ancienne maire. Une source locale a aussi laissé entendre qu’elle est également frappée d’une interdiction d’occuper un poste au sein de la fonction publique pendant 2 ans, et privée de candidature à tout mandat électif pendant 5 ans.
Dans cette affaire, l’ex-maire est la seule à avoir écopé d’une peine d’emprisonnement. Quatre autres anciens employés de la Commune Urbaine de Fianarantsoa ont, quant à eux, été condamnés à payer une amende de 15 millions d’ariary.
À noter que cette ancienne maire de Fianara est la mère de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle, proche collaboratrice de l’ancien président Andry Rajoelina, actuellement emprisonnée à la prison d’Avaradrano. L’ancienne députée de Fianarantsoa I est accusée par les dirigeants de la Refondation d’être impliquée dans une affaire d’atteinte à la sûreté de l’État.
Davis R


