On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. À l’exemple du nombre 666.
« Le chiffre de la Bête »
D’après le calendrier grégorien qui a cours dans la plupart des pays, y compris le nôtre, on est aujourd’hui le 06/06/2026. Le chiffre 6 est tout un symbole. En mathématiques, c’est le premier chiffre parfait, qui est égal à la somme de ses diviseurs stricts : 1 + 2 + 3 = 6. Le nombre 6 est associé à la perfection, à la beauté et à l’amour pour ceux qui… déchiffrent la numérologie. À leurs yeux, le chiffre 6 représente la capacité de conciliation et d’accord, quoique ce soit loin d’être le cas dans le contexte actuel. Notamment sur le plan politique, où les chiffres parlent d’eux-mêmes par rapport au nombre de personnes qui sont inquiétées et/ou incarcérées dans les différents geôles du pays. Les chiffres sont ce qu’ils sont également dans le domaine économique, pour ne citer que le cas brûlant d’actualité du groupe Sodiat, qui emploie directement et indirectement des milliers de personnes. Dans une lettre ouverte en date d’hier, la famille de Mamy Ravatomanga précise qu’« aucun accord n’a jamais été conclu entre l’État et les propriétaires des sociétés concernées. Aucun protocole. Aucun arrangement. Aucun transfert volontaire de gestion. Aucun acte par lequel les propriétaires auraient accepté de renoncer, même temporairement, à l’exercice de leurs droits ». Aucune consultation non plus des propriétaires sur la désignation d’un administrateur provisoire. En somme, la lettre publiée hier utilise 6 fois le mot « aucun ». 6 comme la date d’aujourd’hui, qui comporte trois 6 à la suite. Ce qui donne 666. « Le chiffre de la Bête », selon certaines croyances, qui valent ce qu’elles valent, comme tous les chiffres, sans que l’on puisse toujours leur faire dire ce que l’on veut.
R.O



