Les recettes douanières sont réajustées à 5 202 milliards d’ariary, soit 176 milliards d’ariary de plus que dans la Loi de finances initiale. L’impact attendu des mesures administratives et tarifaires est estimé à 295,58 milliards d’ariary. Les recettes non pétrolières devraient représenter 69% de l’ensemble, contre 31% pour les recettes pétrolières. Telles sont les grandes lignes de la politique douanière inscrite dans le PLFR 2026. Ce cadrage tient compte des tensions géopolitiques, de l’évolution du fret et du renchérissement des prix pétroliers. La ligne directrice reste la protection de la production locale, l’émergence industrielle et le patriotisme économique, selon le ministère de l’Économie et des Finances. Les mesures prévues concernent notamment la rationalisation des dépenses fiscales, des retaxations ciblées, la création de sous-positions pour le « creamer » afin de protéger les producteurs locaux, ainsi que le maintien des exonérations sur les fongicides et herbicides. Le PLFR mise aussi sur la lutte contre la fraude, l’informel et les irrégularités de transit. Aucun amendement du Code des douanes n’est toutefois prévu, ce qui garantit une continuité normative pour les opérateurs.
Antsa R.




