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samedi, septembre 12, 2026
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Projet de loi de finances rectificative : Orientation réajustée suivant la PGE-R et le Plan de relance économique

Face aux chocs climatiques, énergétiques et géopolitiques qui ont affecté les prévisions initiales, le Projet de loi de finances rectificative 2026 réajuste les priorités budgétaires de l’État.

Sans renoncer aux ambitions de relance, le texte entend recentrer les moyens publics vers les secteurs à fort impact économique et social. Le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 marque un réajustement stratégique de la trajectoire budgétaire de l’État. Ce texte traduit une volonté d’adaptation face à une conjoncture devenue plus contraignante, tout en maintenant le cap fixé par la PGE-R (Politique générale de l’État pour la Refondation) et le Plan de relance économique. La croissance économique est revue à la baisse, compte tenu des effets combinés des cyclones Fytia et Gezani, des tensions géopolitiques, du renchérissement des importations pétrolières et du ralentissement de certains secteurs productifs. Toutefois, selon les explications du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, lors d’une rencontre organisée par le GEM jeudi dernier au Bois Vert Ivato, cette correction ne signifie pas un abandon des ambitions économiques, mais une adaptation des moyens aux réalités du moment.

Arbitrage

Le PLFR 2026 privilégie ainsi une logique de réallocation interne plutôt qu’une coupe budgétaire globale. Les dépenses sont réorientées vers l’énergie, considérée comme une condition de compétitivité, la stabilisation des prix du carburant, le relèvement post-cyclonique, les infrastructures de base, l’agriculture, le tourisme et les industries de transformation. L’objectif est de protéger les capacités productives, de soutenir les services essentiels et de préserver les bases de la relance. La masse salariale est maintenue à 4 852,76 milliards d’ariary, tandis que le besoin de renflouement des retraites est évalué à 459,84 milliards d’ariary. Les décaissements liés aux prêts projets atteignent 4 775,5 milliards d’ariary, confirmant l’importance des financements extérieurs dans l’accélération des investissements structurants. Le solde primaire global est maintenu à -3,5% du PIB. Ce choix traduit un arbitrage entre discipline budgétaire et nécessité d’intervention publique dans un contexte de chocs successifs. Les réallocations doivent désormais répondre à une exigence d’efficience : chaque dépense devra produire un impact mesurable sur la résilience, la relance ou l’accès aux services de base. Bref, à travers ce PLFR, le Gouvernement entend donc consolider une politique budgétaire plus ciblée, plus réactive et plus orientée vers les résultats. Le texte confirme une orientation : faire de la dépense publique un levier de relance, mais aussi de gouvernance, de transparence et de qualité dans l’action de l’État.

Antsa R.

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