
À l’heure où les économies se transforment sous l’effet des défis environnementaux et technologiques, de nouveaux profils professionnels émergent. Lors de la Conférence internationale du travail à Genève, les délégués malgaches ont mis en avant l’économie bleue, l’économie verte et la digitalisation comme des compétences clés recherchées sur le marché du travail.
Des secteurs stratégiques pour l’avenir de l’emploi
Face aux mutations économiques, l’économie bleue et l’économie verte s’imposent comme des leviers incontournables de développement. La première valorise les ressources marines de manière durable, notamment à travers la pêche, le tourisme côtier et les énergies marines. La seconde, quant à elle, englobe des activités respectueuses de l’environnement, telles que les énergies renouvelables, l’agriculture durable ou encore la gestion des déchets. Pour Madagascar, ces secteurs représentent un potentiel majeur. Riche en biodiversité et en ressources naturelles, le pays peut tirer profit de ces filières pour stimuler la croissance et créer des emplois. Toutefois, les délégués insistent sur la nécessité de former des compétences adaptées, capables de concilier exploitation économique et préservation des écosystèmes.
Enjeux
Au-delà des secteurs traditionnels, la digitalisation apparaît comme un moteur essentiel de transformation du marché du travail. Comme dans tout pays, à Madagascar, les métiers liés au numérique connaissent une croissance rapide, nécessitant des compétences en informatique, en gestion de données et en communication digitale. Mais les compétences techniques ne suffisent plus. Les représentants malgaches à la Conférence internationale du travail, rejoints par leurs homologues africains, soulignent l’importance croissante des compétences transversales telles que l’adaptabilité, la pensée critique, le travail d’équipe et la communication. Dans un monde en constante évolution, ces qualités deviennent indispensables pour s’intégrer durablement sur le marché du travail. Ainsi, l’avenir de l’emploi repose désormais sur une combinaison équilibrée entre savoir-faire technique, maîtrise du numérique et compétences humaines.
José Belalahy



