
Une opération de perquisition menée samedi matin dans une entreprise exploitée par des ressortissants chinois à Tsarasaotra Soavimasoandro a dégénéré en affrontements entre les forces de l’ordre et les agents de sécurité du site. L’intervention s’est soldée par plusieurs blessés et l’arrestation de six personnes. Lors d’une conférence de presse tenue hier, les représentants des forces de l’ordre et de la justice ont apporté des précisions sur les circonstances de cette opération. Selon les autorités, il s’agissait d’une perquisition menée dans le strict respect des procédures légales, dans le cadre d’une enquête visant un réseau d’escroquerie impliquant plusieurs ressortissants chinois. L’enquête avait déjà conduit à l’interpellation de plusieurs suspects à Ampefy ainsi qu’à la Villa Verte d’Ambatomirahavavy. Les investigations ont ensuite orienté les enquêteurs vers cette structure implantée à Tsarasaotra, soupçonnée d’être liée à des activités de fraude sur Internet.
Une intervention sous tension
Selon le parquet, les enquêteurs de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, accompagnés du procureur de la République, se sont présentés sur les lieux munis d’un mandat de perquisition. Toutefois, les gardiens du site auraient refusé d’ouvrir le portail malgré les injonctions des autorités. Face à ce refus, les forces de l’ordre auraient été contraintes d’escalader le mur d’enceinte pour accéder à la propriété. Une fois à l’intérieur, alors qu’elles tentaient d’ouvrir le portail depuis la cour, les agents auraient été pris à partie par les agents de sécurité de l’entreprise. Les forces de l’ordre ont alors fait usage de la force afin de maîtriser les personnes impliquées dans cette confrontation. Au cours de l’opération, six individus ont été arrêtés, tandis qu’un membre des forces de l’ordre a été blessé. Les autorités soutiennent par ailleurs que plus de 700 personnes travaillaient pour cette structure, qui ne serait pas un simple centre d’appels, mais un réseau organisé de fraude en ligne. Elles rappellent également que le site avait déjà été placé sous scellés quelques jours auparavant et que l’intervention de samedi visait notamment à récupérer du matériel qui y était encore entreposé.
Une version contestée par l’entreprise
Les personnels de l’entreprise chinoise contestent cependant la version officielle. Ils dénoncent une opération qu’ils assimilent à une action d’intimidation menée, selon eux, par un groupe d’individus appartenant à une « haute sphère » non identifiée. D’après leur témoignage, les gardiens n’auraient fait que demander la présentation des documents et autorisations nécessaires avant d’autoriser l’accès au site. Ils affirment que les intervenants auraient alors escaladé le mur d’enceinte sans attendre et forcé l’entrée dans plusieurs espaces de l’usine, notamment la zone de préparation des repas. Le personnel de l’entreprise soutient également que de nombreux employés ont été blessés au cours de l’intervention et que certaines victimes sont hospitalisées, alors que les autorités maintiennent avoir agi dans le cadre d’une enquête judiciaire contre un réseau de cyber escroquerie.
Yv Sam



Facile d’élucider cela. Laisser une enquête neutre mener les investigations nécessaires sur les 2 parties (« officielles » et privées) et cessez les intimidations en osant sanctionner ceux qui ont outrepassé leurs droits. Il est évident que les derniers évènements récents ne plaident pas en faveur de ce régime dit de refondation : des preuves de bonne volonté et du respect des droits des individus devront être attestés dans les prochains jours, car il y va de la survie du gouvernement actuel et surtout du colonel Michael et de son entourage !!