Deux nouvelles centrales thermiques viennent renforcer la capacité de production électrique sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Installées à Ambohimanambola, ces unités, équipées de turbines à combustion neuves, dénommées TAC1 et TAC3, disposent chacune d’une puissance de 18 MW. Elles apportent ainsi 36 MW supplémentaires à la Jirama, dans un contexte marqué par le début de la période d’étiage. Ces équipements sont destinés à combler les déficits ponctuels de production et à limiter les risques de délestage. Selon les explications du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, l’écart entre la production disponible et les besoins des usagers sur le RIA est actuellement estimé à 10 MW, contre 48 à 50 MW en juin 2025. À cette période, ce déficit avait contraint la Jirama à appliquer des coupures programmées. Les deux nouvelles centrales devraient donc permettre de couvrir largement le déficit actuel.
Budgétivores
Leur fonctionnement représente toutefois un coût important. En cas d’utilisation permanente, ces turbines à combustion peuvent consommer jusqu’à 70 000 litres de gasoil par jour. Elles sont ainsi appelées à intervenir principalement comme solution d’appoint, afin de sécuriser l’approvisionnement en électricité lorsque la production hydraulique diminue. Cette mesure intervient alors que la période d’étiage s’annonce plus marquée cette année à Madagascar. D’après le ministère, cette situation est notamment liée à l’augmentation de la température dans l’océan Pacifique, avec des effets attendus sur la disponibilité des ressources en eau. La période commence déjà ce mois de juin et devrait s’aggraver en juillet. Face à ce contexte, l’État affirme avoir anticipé les risques sur la production d’eau et d’électricité. Outre la mise en service de ces nouvelles capacités thermiques, un renforcement du réseau de distribution est également prévu afin de réduire les coupures liées aux pannes techniques.
Antsa R.


