
Dans un communiqué officiel, l’ancien Premier ministre et leader du MONIMA, Monja Roindefo, salue l’accord historique Iran-USA et appelle à un sursaut diplomatique mondial face aux crises actuelles.
L’échiquier géopolitique mondial fait réagir la classe politique malgache. L’ancien Premier ministre et non moins président national du MONIMA, Monja Roindefo Zafitsimivalo, est le premier à s’exprimer à travers un communiqué officiel transmis mardi dernier. C’est avec un sentiment de « grand soulagement » que le leader politique a accueilli la signature de l’accord-cadre entre la République islamique d’Iran et les États-Unis. Pour ce haut responsable, ce texte représente une étape cruciale pour la restauration de la paix et de la sécurité internationales, après des mois d’une dangereuse escalade militaire.
Nouvelle ère
Fidèle à la tradition diplomatique de son parti, Monja Roindefo se fait le porte-voix de nombreux compatriotes qui suivaient cette crise avec inquiétude. Tout en exprimant « la joie et l’espoir face à cette solution porteuse d’espérance », l’ancien chef du gouvernement formule le vœu que les engagements pris soient rigoureusement respectés par les deux parties afin d’ouvrir une nouvelle ère de coopération. Mais, pour le numéro un du MONIMA, ce signal positif ne doit pas rester un cas isolé. Élargissant sa vision de la politique internationale, il appelle de ses vœux une issue similaire pour le conflit russo-ukrainien. « Nous espérons que cette guerre verra bientôt une solution fondée sur le dialogue, la négociation et le respect des intérêts légitimes des deux parties », a-t-il martelé, insistant sur l’urgence d’éviter un enlisement global.
Parcours intellectuel
Pour expliquer sa grille de lecture des relations internationales, l’ancien Premier ministre met en avant son parcours intellectuel et d’investisseur. Lecteur assidu de Montesquieu, il rappelle également sa formation managériale, acquise notamment en 2005 aux États-Unis dans le domaine du « Real Estate Development », inspirée des méthodes de Donald J. Trump. Une double culture, entre philosophie politique européenne et pragmatisme économique américain, qui guide sa vision d’entrepreneur dans l’habitat depuis 2001, mais aussi son analyse des grands conflits. Sur le dossier brûlant du Proche-Orient, Monja Roindefo réaffirme son attachement indéfectible à la solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. Une option qu’il juge « réellement réalisable et durable ». Toutefois, il prévient qu’un tel dénouement nécessite impérativement le renforcement des structures multilatérales, à commencer par l’Organisation des Nations unies (ONU), garante de l’ordre mondial.
Paix régionale. Dans son communiqué, l’homme fort du MONIMA n’a pas manqué de saluer l’ouverture d’esprit américaine vers le compromis, tout en rendant hommage à la dignité du peuple iranien, héritier d’une civilisation millénaire. Se tournant vers l’avenir, il lance un appel direct aux forces politiques israéliennes pour qu’elles fassent preuve de hauteur de vue, en s’inspirant de la dynamique des Accords d’Abraham afin de consolider la paix régionale. « La paix exige plus de courage que la guerre », conclut Monja Roindefo. Une prise de position forte qui rappelle que le MONIMA reste un observateur attentif des convulsions du monde, conscient que les crises lointaines finissent toujours par impacter Madagascar et l’Afrique.
Julien R.




