
Après quatre années de mise en œuvre (2022-2026), le projet DINAAMICC, coordonné par le CIRAD et financé par l’Union européenne, a officiellement clôturé ses activités lors d’un atelier de restitution à l’Hôtel Carlton. Mis en œuvre dans les régions d’Analamanga, Itasy et Vakinankaratra, le projet visait à réduire la vulnérabilité des exploitations agricoles familiales (EAF) face au changement climatique, aux dégradations environnementales, aux maladies et aux ravageurs, en développant et diffusant des solutions agroécologiques adaptées. L’une des grandes forces de DINAAMICC réside dans sa démarche participative associant recherche, développement et organisations paysannes. « Le principal résultat, c’est d’avoir réussi à travailler ensemble : recherche, ONG et monde paysan. Cela permet de passer rapidement des résultats de la recherche vers les producteurs », a souligné Bertrand Muller, chercheur au CIRAD. Il a également mis en avant la formation de nombreux jeunes Malgaches (plus de 10 thèses, une quarantaine de masters 2) et les avancées techniques sur l’agroforesterie, les variétés de riz pluvial et irrigué, le haricot, la rizipisciculture et la lutte contre les nouvelles maladies.
De son côté, Patrick Daniel Ramananarivo, chef de secteur à la délégation de l’UE, a salué « un bilan extrêmement positif », avec une liste d’acquis impressionnante : dialogue renforcé entre acteurs, investissements dans les laboratoires (FOFIFA et CEFFEL), stations météorologiques et services agroclimatiques. « Il faut maintenant travailler ensemble sur les futurs programmes à partir de ces résultats », a-t-il ajouté. Le projet a réuni trois organismes de recherche (CIRAD, FOFIFA, IRD), cinq ONG de développement et deux organisations paysannes (FIFATA, CEFFEL). Parmi les résultats concrets : plus de 3 000 producteurs accompagnés (dont 1 021 femmes), 355 paysans leaders formés, 10 doctorants malgaches, la création d’un laboratoire in vitro de plants de pomme de terre au CEFFEL, le renforcement des laboratoires du FOFIFA, quatre stations météorologiques, la production de semences de qualité, l’homologation de variétés de riz et de haricot, le développement de la rizipisciculture sur 249 hectares et la plantation de plus de 53 000 arbres en agroforesterie.
Heriniaina Samson




