
Malgré la présence de gadgets chinois, les lampions restent indémodables. En centre-ville ou en périphérie, l’ambiance était au rendez-vous.
Le 25 juin au soir, les quartiers ont revêtu leurs habits de lumière pour une célébration qui, année après année, reste résolument indémodable. Dès la tombée de la nuit, une effervescence unique a emporté petits et grands dans un tourbillon de couleurs et de sons. Des enfants, les yeux brillants d’excitation, arboraient fièrement leurs lampions traditionnels en papier ou brandissaient de nouveaux gadgets lumineux high-tech.
« C’est un rendez-vous qu’on ne manquerait pour rien au monde. Ça rappelle l’enfance, et voir les jeunes s’émerveiller avec leurs lampions montre que la tradition ne vieillit pas », confie une riveraine, un brin nostalgique.
Décentralisation
La grande nouveauté de ces dernières années s’est solidement ancrée dans les mœurs : la décentralisation de la fête. Plus besoin, pour les habitants des périphéries, de converger vers un centre-ville surpeuplé. Chaque commune a vibré au rythme de ses propres festivités. Des podiums survoltés, animés par des artistes locaux, ont fait danser les quartiers jusqu’au bout de la nuit. Pour couronner le tout, de majestueux feux d’artifice ont illuminé les ciels communaux, offrant un show digne des plus grands centres urbains, juste au-dessus de la maison. Une communion populaire réussie, où la proximité a sublimé la tradition.
Narindra Rakotobe




