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mercredi, septembre 2, 2026
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Polémique : Dalvis assume son choix artistique

Dalvis a réagi face aux journalistes, le vendredi 26 juin dernier, après la polémique suscitée par la sortie de son nouveau titre Allah Akbar, en ces termes : « Je suis responsable de ce que j’ai dit, mais pas responsable de ce que les autres perçoivent ».

L’artiste, qui compte déjà plus de 20 ans de carrière à son actif, continue de surprendre les convaincus comme le grand public. Après « Izy sa zah », « » et d’autres succès qui ont fait trembler les pistes de danse des discothèques de la Grande-Île, le dernier morceau dévoilé le 23 juin dernier fait aujourd’hui trembler une partie de l’opinion. D’après lui, cette chanson n’était pas un coup de tête. « Je l’ai écrit il y a presque un an. Je n’ai pas tout de suite dévoilé cela, car j’ai fait des recherches sur l’expression “Allah Akbar”. Je suis parfaitement conscient que la religion est un sujet très sensible dans la société malgache. C’est pour ça que j’ai pris mon temps. Et bien sûr, je savais que ça allait faire du bruit, un boom », a-t-il dit. Mais ce « boom » a été bien au-delà de ses espérances. Dalvis assure qu’une partie de la population l’insulte, voire le menace de mort depuis la sortie du titre. « Ce sont des extrémistes. Cela doit être dit. D’un autre côté, j’ai reçu des messages de soutien d’amis et de raiamandreny musulmans. Ils ne cautionnent pas eux-mêmes les attitudes dégradantes de certains communautaristes », a-t-il ajouté.

L’affaire, du reste, a pris une grande ampleur. En réalité, de grosses pressions auraient été exercées par de hautes personnalités pour qu’il retire son clip de toutes les plateformes de diffusion, une façon de le pousser à céder. Jusqu’ici, cependant, M. Mahazaka ne paraît pas disposé à céder. Loin de là, il fait le dos rond et assume parfaitement son choix artistique. Au risque de choquer les oreilles de ceux qui pensent qu’Allah Akbar n’a pas sa place dans les playlists des DJ des clubs et des boîtes de nuit, le prince de l’afro-house tranche : « C’est une musique à la fois dansante, profonde et surtout spirituelle. Ceci est très important. Je prêche également par cette musique. Voilà comment je vois les choses », a-t-il expliqué. Pendant ce temps, en vingt-quatre heures, la chanson s’étendait de bouche en bouche. À la veille de la fête nationale, l’un des clubs les plus branchés de la cité de Varatraza l’a diffusée avec aisance. Et le peuple criait : « Dieu est grand ! »

Cette affaire est loin d’être terminée. Au milieu des plaintes, des menaces et de la disgrâce, les aficionados, tout comme les « extrémistes », s’adonnent à de vives joutes sur les réseaux sociaux, pendant que Dalvis Mahazaka continue de préparer des surprises…

Iss Heridiny

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