L’épidémie de mpox est-elle en train de vivre sa plus « belle » flambée ? En tout cas, la transmission est qualifiée d’« élevée » par l’incident manager du Centre d’opérations d’urgence en santé publique (COUSP) national, parlant de la situation actuelle à Madagascar.
Stock épuisé !
Concernant cette épidémie, les autorités sanitaires n’ont pas encore lâché le mot « pic ». Mais pic ou pas (ou pas encore), les statistiques indiquent une propagation accrue de la maladie et des taux de positivité journaliers particulièrement élevés. Le 25 juin 2026, sur 31 prélèvements, 28 se sont révélés positifs. Le 28 juin, 16 prélèvements, 16 positifs.
Et pourtant, en dépit de plusieurs témoignages de malades, d’aucuns osent avancer sur les réseaux sociaux que cette maladie « n’est qu’une pure invention » ! La preuve par neuf qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, et qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Car dans les centres de traitement et d’isolement (CTI), les cas de mpox existent bel et bien, et parmi eux figurent des cas graves. Les plus vulnérables, telles les personnes vivant avec le VIH et les autres personnes immunodéprimées, ou encore les nouveau-nés et les nourrissons, sont les plus exposés au risque de développer une forme grave, pouvant engager le pronostic vital, voire entraîner un décès.
Il est alors fortement recommandé d’éviter les situations de promiscuité qui favorisent – quoi de plus logique ? – les contacts étroits avec d’éventuelles personnes malades, même sans forcément voir les symptômes visibles, comme les éruptions cutanées très caractéristiques de la mpox. Difficile pourtant de ne pas être en situation de promiscuité dans les transports en commun, par exemple. Cependant, éviter les contacts peau à peau, comme des bras qui se touchent dans les bus, est déjà important. Tout comme le port du masque afin d’éviter la transmission par les gouttelettes de salive, un mode de transmission possible, comme l’a indiqué l’incident manager du COUSP national. Et surtout, se faire vacciner, du moins quand le nouveau lot de vaccins arrivera. Car, pour le moment, le stock est épuisé. Pour ceux qui souhaitent se faire vacciner, il va falloir attendre. Mais l’attente, a-t-il été promis, ne sera pas longue…
Hanitra R.




