
Les dirigeants de la SADC affichent désormais une volonté manifeste d’accompagner de près le processus jusqu’au retour à un ordre constitutionnel pleinement démocratique.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) serre la vis. Réunis en sommet extraordinaire par visioconférence hier lundi sous la présidence du chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa, les dirigeants de l’organisation régionale ont adressé un message sans ambiguïté aux autorités malgaches. Réformes inclusives, retour à l’ordre constitutionnel, libération des prisonniers politiques, fin des arrestations arbitraires et préparation d’élections crédibles. La feuille de route de la SADC est désormais clairement tracée. Le communiqué final, publié tard dans la nuit de lundi, consacre une place importante à la situation politique malgache.
Les chefs d’État ont examiné le rapport présenté par Arthur Peter Mutharika, président du Malawi et président de l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité de la SADC. Ce rapport fait suite aux deux missions d’établissement des faits et de médiation conduites à Madagascar par l’ancienne présidente malawite Joyce Banda, membre du Comité des sages de la SADC, qui a multiplié les consultations auprès des acteurs politiques, religieux et de la société civile afin d’évaluer la crise. À l’issue de ces missions, la SADC appelle le gouvernement de transition dirigé par le colonel Michael Randrianirina, « à respecter les engagements pris » en faveur de réformes « claires », assorties d’un calendrier précis, transparentes et ouvertes à l’ensemble des forces politiques et sociales.
L’organisation insiste également pour que ces réformes soient largement diffusées dans les langues nationales afin de garantir une véritable participation populaire et une large adhésion aux résultats. Le président en exercice de la SADC, Cyril Ramaphosa, a lui-même insisté sur ce point lors de la clôture du sommet. « Le succès des concertations nationales et du processus de réformes dépend de la participation de tous les acteurs, et de toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré, soulignant que l’inclusivité constitue la condition essentielle de la réussite de la transition. Au-delà des réformes institutionnelles, les chefs d’État rappellent que leur objectif demeure le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Le communiqué souligne que le processus de transition devra conduire à l’installation d’un gouvernement démocratiquement élu, reflétant la volonté du peuple malgache et respectueux des principes de l’État de droit. La SADC insiste également sur la nécessité d’un dialogue politique sans exclusion. L’organisation encourage la poursuite d’un processus de réconciliation nationale et de consultations durant toute la période de transition. Elle invite le gouvernement, le Conseil des Églises chrétiennes ainsi que l’ensemble des parties prenantes à agir avec impartialité, dans le respect de la Constitution, afin de rechercher un consensus national. Le communiqué comporte également un important volet consacré aux droits et libertés politiques.
Les dirigeants de la région demandent explicitement la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des arrestations arbitraires visant les responsables de l’opposition ainsi que les membres de la Génération Z, et le retour au pays des exilés politiques. La SADC renforce son implication directe dans le processus malgache. Le sommet a décidé d’élargir le mandat du Comité des anciens afin qu’il accompagne non seulement les efforts de réconciliation nationale, mais également la réforme électorale ainsi que les préparatifs du futur référendum constitutionnel et des élections législatives. Dans le même temps, les chefs d’État ont approuvé l’ouverture d’un bureau de liaison permanent de la SADC à Antananarivo, chargé de coordonner l’ensemble des actions d’accompagnement de l’organisation pendant la transition.
Rija R.





Qu’ils se fassent foutre la SADC ! Aux cris d’orfraie des partisans de l’ancien régime qui crient à la « chasse aux sorcières », il faut rétablir une vérité crue : mettre de vrais criminels derrière les barreaux n’est pas une vengeance politique, c’est simplement le rôle normal de la justice. Soyons directs. Les poursuites engagées contre Andry Rajoelina, Mamy Ravatomanga, Christian Ntsay, Rinah Rakotomanga , Naina Andriantsitohaina , Syvain Rabetsaroana ou Paul Rabary ne relèvent pas du règlement de comptes. Les dossiers d’accusation sont réels, lourds, et soutenus par des preuves matérielles indiscutables. L’impunité liée au statut politique est terminée. L’exemple le plus flagrant de cette réalité est le cas de Mamy Ravatomanga. Son emprisonnement à l’île Maurice a été décidé et justifié par la justice mauricienne elle-même. Les autorités malgaches n’ont aucun pouvoir pour dicter leurs lois à l’État mauricien. S’il est sous les verrous là-bas, c’est uniquement pour de vraies raisons criminelles. Dire que Général Baomba est un détenu politique est une insulte à la mémoire des morts sous balles . La population malgache a été confrontée pendant trop de décennies à une justice malléable, aux ordres de la mafia et du pouvoir. Il est presque normal que les citoyens, habitués aux passe-droits, perçoivent le changement actuel comme une persécution politique. Mais il n’en est rien : ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une chasse aux sorcières. C’est juste la justice. VLAN pour la SADC !
Tiens !
Un intellectuel ?
Avec une cervelle !,non RIEN RIEN de RIEN un DÉBILE TARÉ,
Vous parlez de votre petite personne ?
Le débile confirme sa santé mentale !
Le président de la Refondation est tombé dans un piège mortel en acceptant que la solution à la crise soit une élection présidentielle et législative préconisées pour ne pas dire imposées par la SADC selon un vieux schéma standard éculé sans tenir compte de la spécificité de la crise
La concertation nationale doit l’en dissuader en proposant en priorité les élections de proximité comme les chefs de fokontany et présidents de région avant les élections des députés et en dernier l’élection d’un président sans pouvoir de gouvernance
La refondation c’est donner le maximum de pouvoir aux institutions de proximité (fokontany,municipalité,régions) et le moins possible aux institutions centrales en particulier à la présidence.
La refondation c’est la fin du centralisme pseudo démocratique