« Le Sommet a exhorté le gouvernement malgache, dirigé par S.E. le Colonel Michaël Randrianirina, président du mouvement Refondation, à respecter son engagement en faveur de réformes claires, assorties d’un calendrier précis, transparentes, ouvertes à toutes les parties prenantes malgaches et largement diffusées dans les langues nationales, afin d’assurer une large participation et une acceptation des résultats auprès de la population malgache »,. C’est ce que stipule l’article 7 des résolutions prises par la SADC à l’issue du Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement qui s’est tenu le 29 juin dernier, sous l’égide du président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa. Une disposition qui en dit long sur l’évolution de la position de cette organisation économique régionale par rapport au régime de Transition actuellement en place à Madagascar. En effet, aux yeux des observateurs, cette appellation est une manière, pour les dirigeants de la SADC, d’officialiser leur non-reconnaissance envers le régime de Refondation. Sur le plan diplomatique et en termes de relations internationales, qualifier un régime de « mouvement » constitue un signal fort, marquant un tournant décisif dans l’avenir du régime en place. D’autant plus que, dans son communiqué, la SADC insiste sur l’importance de préserver l’État de droit et la gouvernance démocratique, et souligne la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel. Par ailleurs, durant ce Sommet extraordinaire, la fonction du président de la Refondation de la République de Madagascar n’a été mentionnée nulle part, contrairement aux autres participants à la visioconférence, composés, entre autres, de présidents de la République, de Premiers ministres, de ministres et d’ambassadeurs. Pour le représentant de Madagascar, le communiqué a juste mentionné S.E. Col. Michaël Randrianirina. Avec cette prise de position concernant la situation politique qui prévaut à Madagascar, le risque d’un début de tension entre la SADC et le régime de Refondation n’est pas à écarter.
Davis R






Très juste! Ils n’ont aucune légitimité et cherche à traffiquer une élection pour l’avoir.