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mardi, septembre 1, 2026
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Consolidation de la paix : Bilan positif pour le fonds PBF

Le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) : Madagascar affiche des avancées en matière de stabilité. Entre formation des jeunes, recours aux règles communautaires et implication des femmes, la paix semble se construire au quotidien.

À Betroka, dans le Sud de Madagascar, des zones autrefois sous l’emprise de l’insécurité connaissent un retour progressif au calme. Ce changement s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis une décennie par le PBF. Au total, 24 programmes ont été déployés pour un financement de 52 millions de dollars. Parmi les actions phares figure la formation de 4 100 jeunes leaders dans les universités d’Antananarivo, Toamasina et Toliara. Selon les données disponibles, 89 % des étudiants estiment que les conflits ont diminué grâce aux espaces de dialogue mis en place.

Acteurs

Ces résultats traduisent une volonté de miser sur la jeunesse comme levier de transformation sociale. Formés à la médiation et à la prise de parole, certains jeunes s’engagent dans leurs communautés pour prévenir les tensions. Mais cet élan reste confronté à des réalités économiques difficiles, qui interrogent la pérennité de leur engagement.

Communautaire

La consolidation de la paix repose également sur des mécanismes ancrés dans les pratiques locales. Les dina, ces règles communautaires traditionnelles, jouent un rôle central dans la régulation des conflits. Dans plusieurs régions, ils sont «plus légitimes et plus efficaces que les dispositifs étatiques », en favorisant un règlement rapide et accepté par les populations.

Prépondérantes

Les femmes occupent également une place essentielle dans ces processus. Souvent en première ligne dans la médiation ou l’animation communautaire, elles contribuent activement à maintenir le dialogue social. Ce, malgré le fait que leur rôle reste peu visible et encore limité par des contraintes sociales et culturelles. Dix ans après, la paix à Madagascar ne relève ni d’un modèle unique ni d’une solution imposée. Elle se construit à l’intersection de l’action internationale, des initiatives locales et de l’engagement citoyen. Une dynamique réelle, mais encore fragile, qui pose une question centrale : celle de la durabilité.

José Belalahy

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