La récente décision du Groupement des Entreprises de Madagasikara (GEM) de suspendre sa participation aux organes paritaires de gouvernance économique continue de susciter des réactions. Dans une contribution publiée sur la plateforme Tatitra, l’économiste Rapelanoro-Rabenja Harivelo Aimé estime que cette position du GEM, motivée par un « déni de justice », intervient dans un contexte marqué par une crise de confiance envers les institutions. L’auteur rappelle notamment que le récent rapport de la Cour des comptes, faisant état de plus de 3 811,6 milliards d’ariary de détournements et de malversations sur neuf mois de l’exercice 2025, a renforcé les attentes en matière de transparence et d’État de droit. Dans ce cadre, l’appel du GEM à un « État de droit effectif » mérite, selon lui, d’être entendu. Toutefois, l’analyse souligne également la responsabilité historique du patronat, accusé d’avoir longtemps gardé le silence face à la montée de l’opacité et à la capture de l’État. Pour l’économiste, la crédibilité du GEM dépendra désormais de sa capacité à dépasser une posture défensive pour s’engager dans la Refondation nationale ouverte le 14 octobre 2025. Le secteur privé est ainsi appelé à participer activement à la transparence, à la lutte contre les malversations et à la construction d’une gouvernance économique plus inclusive et durable.
Antsa R.





