Constitution garantit

Le parti Tiako i Madagasikara (TIM) a soufflé sa 24e bougie samedi dernier à Faravohitra. Une célébration empreinte de solennité, qui résonne comme un avant-goût du jubilé d’argent que l’ancien président Marc Ravalomanana compte célébrer en grande pompe l’année prochaine, en pleine effervescence préélectorale.
Comme à son accoutumée, la formation à la cravate rouge a entamé les festivités par un culte d’action de grâce. Partis alliés, personnalités politiques diverses, élus et militants ont répondu présents, conférant à l’événement une ferveur des grands jours. Placée sous le signe de la solidarité retrouvée, cette commémoration a offert une tribune idéale à son leader pour rappeler les fondamentaux de la gouvernance. « Seul le respect de la Constitution garantit la confiance mutuelle », a d’emblée martelé l’ancien chef de l’État, interpellant chaque acteur face au redressement du pays. Pour le numéro un du TIM, la stabilité institutionnelle demeure le socle incontournable de tout essor économique : « L’État de droit, les institutions et la confiance sont des exigences primordiales. Personne ne peut faire progresser un pays tout seul. La confiance est le socle du développement ».
Force incontournable. Le TIM continue de marquer de son empreinte le paysage politique malgache depuis sa création en 2002. Ayant présidé aux destinées de la nation durant sept ans avant d’être renversé par la crise de 2009, le parti a prouvé sa résilience. Malgré quinze années dans l’opposition, il s’impose toujours comme une force incontournable dans la Grande Île. Cette rencontre s’apparente en réalité à un tour de chauffe avant le 25e anniversaire — le « jobily volafotsy » — prévu à l’échelle nationale en 2027. « Pour cette année, il s’agit d’une célébration dans la simplicité, mais qui montre notre amour indéfectible pour Madagascar », a nuancé Marc Ravalomanana.
Madagascar Naturellement. Se confiant sur son parcours, le fondateur de l’empire agroalimentaire Tiko a glissé : « Je n’ai jamais pensé à faire de la politique. Je suis plus adroit dans les affaires et l’entrepreneuriat, mais j’en ai quand même fait ». Évoquant la longévité de sa formation, il a ajouté : « 24 ans d’épreuves… Nous avons passé seulement 7 ans au pouvoir, le reste a été marqué par des obstacles constants. Mais le TIM est encore là car il repose sur une idéologie forte et sur l’adhésion de la population ». Une ligne directrice qui rappelle le concept de « Madagascar Naturellement », autrefois matérialisé par le MAP (Madagascar Action Plan).
La suite. Revendiquant une souveraineté nationale jalousement défendue, l’ancien président a envoyé un message clair : « Madagascar et le peuple malgache sont les priorités absolues, aucun pays étranger ne dicte ce que nous devons faire ». Pour lui, le salut passe inévitablement par le monde rural : « Tant que les paysans ne connaissent pas de progrès, le développement n’est qu’une utopie ». Fort d’une assise territoriale solide, le TIM prépare la suite. « C’est juste un lancement, nous allons faire pareil dans tous les districts », a promis le leader, annonçant une redynamisation imminente des bases.
Candidature. Disant mesurer la misère quotidienne des Malgaches, Marc Ravalomanana a esquissé sa vision sectorielle (éducation, santé, agriculture, pêche, industrialisation) et lancé un appel à la jeunesse : « Les jeunes doivent oser rêver et prendre des risques. Aucun regret sur le passé, on regarde l’avenir avec audace ». Le TIM promet ainsi une année 2027 — année de la présidentielle — particulièrement animée. Interrogé sur sa propre candidature, l’ancien président a éludé la question, entretenant le suspense. En revanche, dans un élan de fair-play diplomatique, il a salué l’initiative du régime Fanavaozana de diversifier ses partenaires via une diplomatie dite « tous azimuts ». La course vers 2027 est lancée.
Julien R.






Le Vieux CAÏMAN est de RETOUR !!!
Attention messieurs dames .
Cà va être CHAUD !!!!!
Peut-être mais c’est le seul président vraiment élu démocratiquement qui a un bilan positif dans la lutte contre la pauvreté, malnutrition, analphabétisation…même si je ne suis pas fan.
Actuellement au pouvoir on a que des voyous ignorants et violents qui cherchent un moyen de se faire élire pour continuer à piller le pays sans s’occuper des problèmes des malgaches.