Face à la psychose qui s’empare de la capitale, l’Exécutif sort du silence. Hier, un front uni composé des ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Forces armées et de la Sécurité publique a tenu une conférence de presse d’urgence pour faire la lumière sur l’escalade de la violence qui secoue le pays depuis la mise en place du gouvernement en octobre 2025.
Le bilan officiel communiqué par les autorités fait froid dans le dos : quatre-vingt-dix disparitions d’enfants ont été enregistrées au cours des sept derniers mois. Si l’espoir demeure avec quarante-trois mineurs fort heureusement retrouvés sains et saufs, quarante-sept autres manquent cruellement à l’appel. À cette détresse des familles s’ajoute une série de crimes barbares qui endeuillent la nation : meurtres d’enfants, enlèvements et assassinats d’albinos, attaques à main armée mortelles et rapts ciblés. Pour le gouvernement, ces actes dépassent le simple cadre criminel ; ils s’articulent autour d’une tentative délibérée de déstabilisation politique, orchestrée à travers des grèves et des campagnes de diffamation sur les réseaux sociaux.
Face à ce constat alarmant, la riposte s’organise. Les ministres ont assuré que la justice suivait son cours, révélant dans la foulée que les suspects de l’affaire d’Ilanivato ont d’ores et déjà été écroués. Pour endiguer la crise, un plan de sécurisation drastique a été dévoilé : déploiement massif des forces de l’ordre sur les places publiques et dans les ruelles, collecte accrue de renseignements et collaboration renforcée avec les Fokontany. Ainsi, le gouvernement appelle à la vigilance citoyenne.
m.L





