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mardi, septembre 1, 2026
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Concertation nationale : Décalage entre le calendrier du FFKM et du gouvernement

Dans un contexte où la transition s’était engagée à respecter une durée limitée de 24 mois, le décalage du calendrier des concertations alimente déjà les interrogations.

Alors que le gouvernement assure vouloir boucler le processus de concertation nationale d’ici à la fin de l’année 2026 afin d’engager rapidement les réformes institutionnelles, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), chargé d’orchestrer ces consultations, n’a toujours pas lancé les premières concertations. Un décalage de calendrier qui fait peser une lourde incertitude sur l’ensemble de la feuille de route de la transition. Le calendrier remis par le gouvernement aux partenaires internationaux se voulait précis, et les concertations nationales devaient s’achever en décembre 2026, ouvrant ensuite la voie aux réformes et à l’organisation des élections courant 2027.

Le 23 avril dernier, lors d’une rencontre stratégique organisée au ministère des Affaires étrangères à Anosy, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, entouré de la ministre des Affaires étrangères, de la ministre chargée de la Refondation et du ministre de la Jeunesse et des Sports, présentait à la communauté internationale ce calendrier et les autres grandes lignes du « Programme de la Refondation de la République de Madagascar ». Diplomates, organisations internationales et partenaires financiers étaient invités à découvrir une feuille de route censée conduire le pays vers une nouvelle architecture institutionnelle. Quelques semaines auparavant, fin février 2026, ce même programme avait déjà été exposé devant la SADC.

Engagements

Dans cette logique, la transition ouverte après la prise de pouvoir d’octobre 2025 devait respecter son engagement de vingt-quatre mois, avec l’installation d’un nouveau pouvoir issu des urnes en 2028. Cette feuille de route a d’ailleurs été remise sous les projecteurs le 29 juin dernier. À l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, l’organisation régionale a exhorté les autorités de transition dirigées par le colonel Michael Randrianirina à « respecter les engagements pris », en mettant en œuvre des réformes clairement définies, transparentes et adossées à un calendrier précis. Mais derrière ce calendrier officiel, une autre réalité apparaît.

Au sein du FFKM, les préparatifs des concertations nationales semblent évoluer à un rythme bien différent. Les premières consultations au niveau des fokontany, annoncées pour le mois de mai, n’ont toujours pas démarré. Depuis plusieurs semaines, les dirigeants du Conseil œcuménique observent un silence de cathédrale, sans communication publique sur les raisons de ce retard ni sur une éventuelle nouvelle échéance. Pourtant, le schéma élaboré par le FFKM est particulièrement ambitieux. Trois mois doivent être consacrés aux consultations dans les fokontany, puis trois autres mois au niveau communal, avant de poursuivre successivement dans les districts et les régions. Une phase de consolidation est prévue en mars 2027, avant une grande concertation nationale programmée en avril 2027. À lui seul, ce calendrier entre déjà en contradiction avec les objectifs affichés par le gouvernement.

Même si les consultations démarraient immédiatement, leur achèvement avant décembre 2026, comme l’avait prévu le gouvernement, apparaît désormais pratiquement hors de portée. Le FFKM vise le mois d’avril 2027 pour terminer les concertations. Chaque semaine supplémentaire de retard repousse alors mécaniquement l’ensemble du processus. Et plus le calendrier s’étire, plus grandit le risque de voir émerger les soupçons d’un prolongement du statu quo politique.

Rija R.

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1 COMMENTAIRE

  1. Les militaires et les hommes d’église ne doivent pas s’imiscer dans la vie politique dans la plupart des pays civilisés.
    Pas de chance pour Madagascar, on a à sa tête un mpiandry avec un habit militaire ou l’inverse…

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