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mardi, septembre 1, 2026
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Assise nationale de la justice : Alain Mahavimbina plaide pour une justice indépendante

Le juriste Alain Mahavimbina estime que le respect de la séparation des pouvoirs constitue une condition essentielle pour garantir l’indépendance de la justice.

En marge de l’Assise nationale de la justice organisée à Ivato, le juriste et président fondateur du mouvement Vonjeo i Gasikara, Alain Mahavimbina, a livré son analyse sur les réformes attendues dans le secteur judiciaire. Pour lui, le principal défi demeure le renforcement de l’indépendance de la justice à travers le respect effectif du principe de séparation des pouvoirs. Et d’affirmer : « Le non-respect de la séparation des pouvoirs reste la cause principale du manque d’indépendance de la justice », selon ce juriste. L’institution judiciaire doit, selon lui, pouvoir exercer pleinement ses prérogatives, sans influence des pouvoirs exécutif et législatif. Il estime que les interventions des responsables politiques dans le fonctionnement de la justice fragilisent l’État de droit et affectent la confiance des citoyens envers les institutions.

Rôle du magistrat. Pour Alain Mahavimbina, si la définition des politiques publiques relève de l’exécutif, leur mise en œuvre ne doit pas interférer avec les missions des magistrats. Il tient à insister sur le fait que cette confusion des rôles pourrait favoriser certaines dérives, à savoir que le risque de corruption augmente lorsque les limites ne sont pas claires. Il plaide ainsi pour un renforcement des critères de recrutement et de formation des magistrats afin de garantir leur impartialité et leur indépendance. Le juriste estime également que l’Assise nationale doit permettre d’engager une réflexion approfondie sur le rôle du magistrat dans la protection des droits des citoyens. Et de souligner, entre autres : « Les droits et la loi constituent le fondement, et les textes législatifs en sont le garant. Pourtant, la loi est souvent mal interprétée et mal appliquée, ce qui l’empêche de servir de balise ».

Ineffectivité de la loi. Ce constat met en lumière une véritable ineffectivité de la loi. À savoir que la justice semble parfois fonctionner à deux vitesses : certains citoyens subissent la rigueur de la loi tandis que d’autres y échappent. Pour Alain Mahavimbina, le respect de l’État de droit doit impérativement être accompagné par un magistrat « stratège ». Un vrai magistrat stratège permettrait ainsi un retour salvateur vers une véritable organisation sociétaire stable. Enfin, il considère que les mécanismes nécessaires au renforcement de l’indépendance judiciaire existent déjà dans la Constitution. « Leur application effective permettrait de consolider l’État de droit et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires », conclut-il.

Nadia R.

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