Après une période de suspension, le ministère de l’Enseignement supérieur annonce la reprise imminente des soutenances de doctorat et d’Habilitation à diriger des recherches (HDR). Ce retour devant les jurys s’accompagne d’une profonde réforme réglementaire visant à rehausser durablement la qualité et la crédibilité des diplômes universitaires.
C’est le dénouement tant attendu par la communauté académique. Après une période de suspension, les soutenances de thèses de doctorat et d’Habilitation à diriger des recherches (HDR) vont reprendre incessamment. C’est ce qui a été décidé lors de la Conférence des Présidents des Universités élargie, qui s’est tenue il y a quelques jours à Fiadanana. Cette reprise s’inscrit dans le cadre d’une vaste réorganisation visant à rehausser la qualité des diplômes, marquée par la publication et l’enregistrement officiel de nouveaux textes réglementaires. Pour encadrer ce retour devant les jurys, le ministère met en œuvre l’arrêté portant création du Conseil de référence de la formation doctorale (CRFD). Cette nouvelle instance stratégique aura la lourde tâche de superviser et d’évaluer la qualité des écoles doctorales ainsi que des titres qu’elles délivrent.
Afin de garantir l’excellence dès la reprise, les nouvelles dispositions s’appliquent immédiatement à tous les candidats actuellement en cours de préparation. Les autorités universitaires accordent toutefois un délai de grâce de six mois à l’ensemble des acteurs concernés pour adapter pleinement leurs travaux et leurs structures à ces nouveaux décrets.
Transparence. La récente session de la Conférence des présidents d’universités élargie a également permis de trancher sur plusieurs dossiers brûlants de l’enseignement supérieur, articulés autour de trois axes stratégiques. La question de la transparence et de la rigueur a d’abord été soulevée concernant la gestion des bourses d’études. Le ministère a fermement rappelé à l’ensemble des chefs d’institutions l’obligation de transmettre des listes d’étudiants rigoureusement vérifiées, insistant sur le fait que les anomalies récurrentes constatées dans les dossiers reçus restent la cause principale des retards de traitement. Sur le front des examens officiels, les préparatifs de la prochaine session du baccalauréat s’accélèrent conformément aux directives de la Primature. Les services centraux s’attellent actuellement à la finalisation du sujet d’examen et d’un guide de procédure inédit destiné à clarifier les responsabilités de chaque acteur. Pour moderniser les opérations, le ministère a également validé l’attribution d’équipements informatiques aux universités demandeuses. Enfin, la Conférence a fait le point sur le versement des heures complémentaires de l’année universitaire 2021-2022. De nombreux établissements doivent encore corriger ou compléter leurs pièces justificatives, l’administration centrale réitérant qu’aucun déblocage de fonds ne sera validé sans la conformité absolue des dossiers requis.
Narindra Rakotobe





