Pas moins de 90 faits de disparition ont été signalés au cours des derniers mois. Actuellement, une quarantaine de personnes, en majorité des jeunes et des enfants, disparues au cours des dernières semaines, sont toujours au cœur des recherches effectuées par les autorités policières et la gendarmerie.
Bouton de panique
Ces faits d’enlèvement, suivis de meurtres pour certains d’entre eux, ont eu pour effet de semer la panique chez les Tananariviens. Nombreux sont les parents qui font le choix de venir chercher, aux portes des centres d’examen, leurs enfants, candidats au BEPC, initialement prévus de rentrer seuls, comme à leur habitude, tout au long de leur année scolaire. C’est le degré d’inquiétude des parents face à ce climat d’insécurité, que beaucoup qualifient d’inadmissible, au vu de l’issue de certaines disparitions. En effet, ces cas d’enfants et de jeunes disparus, puis retrouvés sans vie, le corps mutilé pour certains, sont qualifiés de crimes abjects par l’opinion, voire de terrorisme, pour reprendre les propos du chef de l’État, hier. Si tel était alors le cas, à qui profite le crime ?
Ces cas d’enlèvements et de meurtres, à première vue, ne semblent pas être motivés par l’appât du gain, dans la mesure où ils ne font mention d’aucune demande ni d’aucun paiement de rançon. Des crimes « gratuits », dont la motivation serait alors tout autre. Il urge que celle-ci soit mise en lumière.
De son côté, la population a besoin, urgemment, de disposer d’un moyen efficace lui permettant d’éviter que ne surviennent d’autres crimes odieux. Un bouton de panique, en quelque sorte, pour que des dispositifs d’urgence s’enclenchent aussitôt et, surtout, qu’ils produisent l’effet escompté : éviter que d’autres enfants ou adolescents ne se fassent à nouveau enlever ou assassiner.
Hanitra R.





