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mercredi, septembre 9, 2026
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African Caucus 2026 :  Vers le développement des marchés de capitaux pour financer la transformation

Panel sous le thème « Deepening Domestic Capital Markets », lors de l’African Caucus 2026 à Banjul.

L’Afrique doit mieux structurer ses marchés, renforcer la confiance et accélérer l’intégration régionale pour faire de ses capitaux un levier de transformation économique, selon les participants à l’African Caucus.

Mobiliser davantage l’épargne africaine pour financer les infrastructures, l’industrialisation et la croissance inclusive. Tel a été l’un des messages forts du side event consacré à l’approfondissement des marchés domestiques de capitaux, organisé le 7 juillet à Banjul, en marge de l’African Caucus 2026. La session, placée sous le thème « Deepening Domestic Capital Markets », a réuni plusieurs intervenants autour d’un constat partagé : le continent ne souffre pas uniquement d’un manque de ressources, mais surtout d’une architecture financière encore insuffisamment développée pour canaliser l’épargne disponible vers des investissements productifs. Selon les échanges, l’Afrique dispose d’une épargne domestique croissante, d’actifs en expansion et d’un potentiel important au niveau des fonds de pension, des compagnies d’assurance, des banques, des fonds souverains, ainsi que de la diaspora.

Paradoxe

Pour les intervenants, l’enjeu est désormais de transformer ces ressources en financements de long terme, notamment en monnaie locale. Mohamed Lamine Mbengue, de l’Université Gaston Berger du Sénégal, a mis en avant les contraintes structurelles qui freinent encore les marchés africains : faible profondeur, liquidité insuffisante, fragmentation, maturités courtes, participation limitée des investisseurs institutionnels et manque de diversification des instruments financiers. Il a plaidé pour le développement d’obligations d’infrastructure, d’obligations vertes, de mécanismes de garantie et d’outils de partage des risques. Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale du Botswana, Lesego Caster Moseki, a insisté sur la nécessité de proposer aux investisseurs des projets bancables, transparents et capables de générer des rendements. Il a également relevé le paradoxe du capital africain : une partie des ressources institutionnelles du continent est placée dans les économies développées, pendant que les États africains empruntent souvent à l’extérieur, à des coûts plus élevés. De son côté, Wangari Muikia a rappelé que la mobilisation des ressources doit aller de pair avec la qualité de la dépense publique. Des projets mal préparés ou des emprunts mal calibrés peuvent alourdir les charges sans produire les résultats attendus. L’expérience gambienne a également été évoquée à travers la mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora. Le gouverneur Buah Saidy a cité le potentiel des transferts des Gambiens de l’étranger, estimés à 872 millions de dollars en 2025.

Antsa R.

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