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mardi, septembre 1, 2026
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Portrait : « Djivà », une révélation brute

Niaina Camille Djivà Rajaonarivony commence à faire parler d’elle après le concours « Fanilo Voice ».

Niaina Camille Djivà Rajaonarivony, un nom à suivre de près dans le monde de la musique malgache, son parcours débute mais elle donne déjà de belles promesses. Une personnalité autant qu’une musique identitaire.

Sans hésiter, Niaina Camille Djivà Rajaonarivony prône sa « malgachéité ». « Si on parle d’origine, le sang de tous les groupes humains malgaches coule dans mes veines ». Elle l’assume en plus. « Je vis selon les préceptes laissés par mes ancêtres. Et les traditions, la culture et la spiritualité malgaches me tiennent à cœur ». Toutefois, c’est à Antsirabe qu’elle a vu le jour et qu’elle a été dorlotée par l’amour de la musique. Dès l’âge de deux ans, elle est au contact de cet art. « Pourquoi ce choix de m’orienter vers la musique ? Parce que c’est l’unique moyen pour moi de faire passer mes messages et de vibrer ensemble avec les mélomanes ». Tout est dit, la route est toute tracée pour cette jeune femme au talent en train de mûrir. Preuve en est : elle a reçu le prix « coup de cœur » de l’Association des journalistes culturels lors du concours de chant « Fanilo Voice », il y a quelques semaines. Pour elle, cette compétition au micro a été un « challenge et un défi ». Elle qui pensait que la musique n’était faite que pour faire passer des idées, des visions… aller battre quelqu’un ou quelqu’une avec cet art rassembleur était quelque peu paradoxal. Mais elle n’a pas attendu ce concours pour se lancer. « Nous avons monté un groupe, du nom de Djivà », déclare-t-elle, la fierté dans la voix. Elle possède donc déjà ses propres créations. « Je me centre toujours sur la valorisation et la promotion de notre identité », souligne Niaina Camille Djivà Rajaonarivony. Entourée de Nantenaina Rakotosolofo, deuxième auteur-compositeur et guitariste rythmique, de Sylvain Andriampanarivo, son père, au saxophone, guitariste lead, et de Patrick Persée à la basse. La troupe travaille comme une famille, pas vraiment de rôle fixe : chacun et chacune peut, tantôt, être arrangeur, compositeur, choriste, etc. L’autre défi, malgré des contrats déjà honorés à La Réunion grâce au bassiste Patrick Persée, un musicien international, est de visiter plus de pays. En parallèle, ne jamais arrêter les recherches. Pour le style musical, Djivà prône un concept cher aux amateurs de Marvel. « Notre rythme est le multivers ». Pour faire simple, une polyphonie bien distillée, des sonorités de terroir plus adaptées aux besoins contemporains et des textes de réflexion et d’appel au savoir-vivre ensemble. Voilà pourquoi elle s’adresse souvent aux jeunes artistes comme elle. « L’essentiel est de se connaître soi-même, tes origines ; à partir de cela, tu peux mettre en perspective la voie à suivre, ton message et tes objectifs ». Avoir donc des bases solides pour mieux avancer.

Maminirina Rado

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