Alors que le climat sécuritaire délétère plonge la Grande île dans une psychose quotidienne insoutenable, la grogne monte d’un cran au sein des forces vives. Face à une impasse administrative flagrante, les organisations de la société civile (OSC) et les mouvements de jeunes font front commun. Lors d’une réunion cruciale, ce collectif a fermement haussé le ton pour réclamer un retour à la démocratie de proximité : l’élection directe des chefs de fokontany par les habitants eux-mêmes. « Si la volonté politique de lutter contre les fléaux est réelle, il faut restaurer la sécurité à la base en procédant rapidement à l’élection de chefs de fokontany légitimes et investis de la confiance absolue de la population », martèle leur communiqué. Cette légitimité populaire constitue le premier rempart efficace contre l’anarchie.
Cette prise de position publique est un cri de détresse face à des drames humains répétitifs : disparitions, rapts contre rançon, meurtres odieux. La traque ciblant les personnes atteintes d’albinisme suscite une indignation générale. Condamnant ces actes barbares qui bafouent la dignité humaine, la jeunesse et les OSC interpellent le gouvernement. Leurs exigences sont non négociables : des recherches actives pour retrouver les disparus et des enquêtes judiciaires approfondies. Pour sortir de cette crise, le collectif propose deux axes majeurs : d’une part, le civisme au cœur de l’éducation, via le renforcement du programme FOV dans les CEG ; d’autre part, une tolérance zéro impliquant le démantèlement des réseaux de trafic d’organes ciblant les albinos dans le Grand Sud. Le message est désormais lancé.
Julien R.




