
Le premier choc des demi-finales de la Coupe du monde 2026 est connu. La France, victorieuse 2-0 face au Maroc, affrontera l’Espagne, qui s’est qualifiée aux forceps après un succès 2-1 contre la Belgique, hier soir, au SoFi Stadium.
La Roja a dominé une rencontre intense mais a dû attendre les dernières minutes pour arracher leur billet. Fabian Ruiz a ouvert le score à la 30e minute d’une belle action collective. Charles De Ketelaere, bien servi, a égalisé dix minutes plus tard (41e), offrant aux Diables Rouges un espoir légitime de prolongation. Entré à l’heure de jeu, la star belge a tenté de faire basculer le match, mais sans succès décisif. Le tournant est survenu à la 70e minute avec la sortie sur blessure de Thibaut Courtois. Les larmes du gardien emblématique, probablement son dernier match en Coupe du monde, ont marqué les esprits. Une image poignante qui symbolise la fin d’une ère pour le football belge. Malgré une belle résistance, la Belgique a craqué à deux minutes du terme. Une frappe lointaine de Cubarci, mal repoussée par le gardien remplaçant Lammens, a permis à Mikel Merino de marquer sur le second ballon et d’offrir la qualification à l’Espagne. Lamine Yamal, la pépite espagnole, n’a pas réussi à faire la différence face à la solide charnière De Cuyper-Mechele. Le jeune prodige, souvent décisif dans ce tournoi, a cette fois été contenu. Mais l’Espagne, collective et disciplinée, confirme son statut de prétendant sérieux au titre. De l’autre côté, jeudi soir, les Bleus ont maîtrisé leur quart de finale contre les Lions de l’Atlas. Un succès net 2-0 qui témoigne de la solidité retrouvée de l’équipe de France. Après un parcours parfois bousculé, les hommes de Didier Deschamps (ou son successeur) affichent une forme olympique au bon moment.
France-Espagne
Le choc sent la revanche. Les deux nations se sont souvent croisées ces dernières années, que ce soit en Ligue des Nations ou en phase finale de grandes compétitions. L’Espagne, championne d’Europe en 2024, mise sur sa jeunesse flamboyante et un jeu de possession étouffant. La France, elle, repose sur son expérience, ses talents individuels et une solidité défensive retrouvée.
Cette demi-finale s’annonce comme l’une des plus belles affiches du tournoi. D’un côté, la créativité de Yamal, Pedri ou Cubarci. De l’autre, la puissance de Mbappé, la vista de Olisé ou la solidité d’un milieu de terrain français qui a su museler le Maroc. Au-delà du terrain, l’enjeu est historique. La France vise une troisième étoile après 1998 et 2018. L’Espagne, couronnée en 2010, rêve d’un second sacre et d’une nouvelle génération dorée.
Recueilli par T.H




