
Un pas de plus dans le processus de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à Madagascar. Le Programme d’appui à la mise en œuvre de cette zone a procédé, vendredi dernier, à la validation de sa propre passerelle numérique destinée au partage d’informations sur la ZLECAF.
Il s’agit d’un outil de digitalisation qui permet de faciliter le partage d’informations sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine.
Obstacles majeurs
Une passerelle mise en place pour mettre fin aux carences d’informations concernant la mise en œuvre de la ZLECAF. En effet, de nombreuses entreprises malgaches, en particulier les MPME, peinent encore à s’intégrer pleinement dans les échanges intra-africains. Les opérateurs sont soumis à un certain nombre de contraintes, comme la complexité des procédures, le coût élevé des transactions internationales, le manque d’accès à l’information commerciale et la lenteur des paiements transfrontaliers. Des obstacles majeurs qui limitent leur compétitivité et freinent leur expansion vers de nouveaux marchés. Cette passerelle numérique fait également office d’outil d’aide à la décision, à la fois pour les autorités publiques et pour les entreprises. En effet, la ZLECAf reste encore un concept relativement abstrait pour beaucoup de PME. Nombre d’entre elles connaissent son existence, mais ignorent concrètement ce qu’elle peut leur apporter : comment exporter vers les autres pays africains, quelles sont les règles d’origine, quels produits bénéficient des préférences tarifaires, quelles procédures douanières suivre ou encore quels marchés offrent les meilleures opportunités.
Centraliser les informations
Cette passerelle numérique sert, en tout cas, à répondre à plusieurs besoins. Elle permettra tout d’abord de centraliser les informations qui sont aujourd’hui dispersées entre différents ministères, organismes d’appui, chambres de commerce et partenaires techniques. Une plateforme unique facilite l’accès à une information cohérente et régulièrement mise à jour. Ensuite, elle réduit l’asymétrie d’information. Les grandes entreprises disposent souvent de services spécialisés capables de suivre l’évolution des réglementations internationales. Les PME, en revanche, n’ont généralement ni les ressources humaines ni les moyens financiers pour effectuer cette veille. Une plateforme gratuite peut contribuer à rééquilibrer cet accès à l’information. La passerelle peut également améliorer la compétitivité car, en connaissant les marchés ouverts, les droits de douane applicables ou les exigences réglementaires, les entreprises sont davantage en mesure de préparer une stratégie d’exportation.
R.Edmond


