
Une délégation du TIM menée par Rina Randriamasinoro a exigé hier à la Préfecture d’Antananarivo le remplacement immédiat des chefs fokontany, avant la tenue d’élections.
La question de la gouvernance locale et de la sécurité publique revient avec force au premier plan de l’actualité politique. Hier, une forte délégation du parti Tiako i Madagascar (TIM), menée par son secrétaire général et député élu dans le 4e arrondissement de la capitale, Rina Randriamasinoro, s’est rendue officiellement à la Préfecture d’Antananarivo. Une démarche de terrain qui, bien qu’effectuée directement auprès du préfet de la capitale, porte en réalité un message fort à portée nationale, face à la recrudescence des troubles actuels, notamment les vagues d’enlèvements d’enfants et les divers homicides qui secouent le pays ces derniers temps.
Blocage. Pour le parti de l’ancien président Marc Ravalomanana, la clé de la stabilité et de la sécurité publique réside avant tout dans l’assainissement de l’administration de proximité. Le TIM exige ainsi, sans aucun délai, un renouvellement complet de ces responsables à la base. « La première mesure, la plus urgente et qui ne devrait souffrir d’aucun retard, est le remplacement immédiat des chefs fokontany », a martelé Rina Randriamasinoro. Selon lui, une grande majorité de ces dirigeants locaux, nommés à l’époque par le régime précédent, continuent d’exercer leurs fonctions à l’heure actuelle et constitueraient un facteur majeur de blocage, voire de déstabilisation permanente.
Bouclier. Rina Randriamasinoro dénonce vigoureusement une instrumentalisation persistante de ces agents de l’État à la base. Il a notamment rappelé leur rôle actif pour contrer les mouvements populaires passés, à l’instar du « Hetsika fotsy » ou encore des manifestations citoyennes du 25 septembre dernier. Le secrétaire général du TIM met en garde les autorités actuelles : maintenir ces anciens éléments en place, c’est leur offrir l’opportunité de saboter l’administration actuelle et d’alimenter de nouveaux foyers de tension dans les quartiers, sous couvert de certaines associations créées récemment pour leur servir de bouclier contre les destitutions.
Urgence. Les outils juridiques existent. Le TIM invoque le décret 2026-646 de mars dernier, qui autorise une nomination directe et simplifiée des chefs fokontany face à l’urgence, contrairement au texte de 2009 exigeant des élections. Le parlementaire déplore un retard de remplacement créant des troubles et demande à l’État d’appliquer ce texte sans état d’âme pour écarter les défaillants. Si cette nomination directe vise à stabiliser la sécurité à court terme, le TIM n’oublie pas la démocratie : l’objectif ultime reste l’organisation d’élections régulières pour garantir des dirigeants légitimes et appréciés. Enfin, Rina Randriamasinoro affirme que le pouvoir actuel, « issu du tolona », doit faire preuve de fermeté face aux réseaux de l’ancien régime et reprendre le contrôle de la base afin de rassurer les citoyens.
Julien R.



Vous ne servez à rien. Il faut prendre le leadership de votre parti au lieu de le laisser à Ravalomanana celui qui validé le putsch de Rajoelina. Depuis, c’est la mode maintenant et le pays est dans un bordel sans nom.
Vous annoncez à l’avance votre strtégie pour que vos adverssaires puissent prendre connaissance et la contrer. Comme par exemple le ffkm qui validera la candidature du colonel car ils ont été acheté.
Vous ne savez pas faire de la politique donc rentrez chez vous.