
Lors de sa dernière réunion périodique, l’Association des Chercheurs-Enseignants (ACE) a dressé un bilan alarmant de la situation de la recherche scientifique, pointant du doigt des menaces majeures pour l’avenir du secteur.
Plusieurs points ont été évoqués lors de la réunion périodique de l’Association des Chercheurs-Enseignants (ACE). Le premier cri d’alarme concerne l’effondrement des budgets. « Alors que les axes de développement sont nombreux, les ressources financières restent dérisoires. Pire encore, l’État a revu à la baisse des enveloppes déjà insuffisantes », se désole Rondro Baohanta, présidente de l’ACE et chercheuse auprès du Centre national de recherche sur l’environnement (CNRE). En collaboration avec le syndicat SECES, l’ACE lutte activement pour une réévaluation budgétaire, rappelant que les nations développées placent la recherche au cœur de leur croissance. L’association se dit prête au dialogue avec le ministère pour inverser la tendance.
Au-delà des finances, la sécurité des professionnels est en jeu. Les chercheurs, particulièrement ceux des laboratoires, sont quotidiennement exposés à d’importants risques biologiques et chimiques. Face aux promesses étatiques de valorisation du corps enseignant, l’ACE réclame des actions concrètes et propose sa collaboration pour instaurer une véritable protection des travailleurs.
Recrutement. Enfin, l’association conteste fermement la suppression du « Grand Collège » par le ministère de l’Enseignement supérieur. Cette instance centralisée, composée d’experts rigoureusement sélectionnés au sein des Centres nationaux de recherche (CNR), garantissait l’excellence et l’impartialité du recrutement des pairs. Sa décentralisation au niveau de chaque centre fait craindre une baisse drastique de la qualité des évaluations. Forte de ses 400 membres, l’ACE mène actuellement un recensement pour actualiser ses effectifs et restructurer ses forces face à ces défis cruciaux.
Narindra Rakotobe





