
Le département Histoire-Géographie de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université d’Antsiranana réitère son engagement à transformer l’université en un espace authentique de réflexion civique. Dans le même esprit, il a prévu une discussion dans la salle de conférence le samedi 11 juillet à 8 h 30, attirant l’attention des étudiants de master sur un enjeu crucial à l’échelle nationale : « Les causes socio-économiques des déséquilibres : fédéralisme ou lutte contre le racisme, que désirent véritablement les Malagasy ? » Quels sont les désirs de la génération Z ?
Dans un contexte où Madagascar connaît des changements socio-économiques et politiques majeurs, les questions liées aux disparités territoriales, aux disparités socio-économiques et aux aspirations des jeunes acquièrent une importance singulière. Face à cette situation, étudiants et enseignants ont décidé de ne pas se cantonner au rôle d’observateurs passifs. Ils ont misé sur le débat intellectuel, persuadés que les idées sont le principal moteur de la transformation. Sous la conduite de la géographe Dre Masizara, la réunion a favorisé une participation engagée des étudiants en master. Ces discussions, parfois marquées par la passion mais toujours fondées sur des arguments solides, ont permis d’examiner les causes profondes des déséquilibres qui touchent la nation, tout en opposant diverses perspectives sur l’aménagement territorial, l’unité nationale et les aspirations de la nouvelle génération. Malgré les différences de points de vue, une vérité s’est affirmée : les problèmes auxquels Madagascar fait face nécessitent des études approfondies, une culture du dialogue ainsi qu’une jeunesse en mesure de transcender les divisions.
Cet effort est en totale adéquation avec l’objectif de la spécialisation Histoire-Géographie : préparer des chercheurs et des professionnels capables de défendre leurs recherches de manière méthodique, d’exercer un jugement critique et de fournir des analyses approfondies des défis modernes. L’Université d’Antsiranana, en créant un environnement propice à l’expression, au débat et à la contestation, réaffirme son statut de pépinière d’idées, engagée pour la conscience régionale, l’intérêt du pays et l’avenir de Madagascar.
Iss Heridiny





